EtoilesPerdues et Papa

Présentation

Ce Blog "EtoilesPerdues" est le journal d'un Papa pour ses enfants dans une situation de séparation difficile et douloureuse. Dans ce lieu vous retrouvez les espoirs et désespoirs, les rires et les larmes, les joies et les peines d'un Papa qui essaye de laisser une trace de son Amour pour ses Enfants.

vendredi 29 septembre 2006

Fumée tout est fumée...

Mes Étoiles,

Cela fait longtemps que je n'ai pas pris le temps de Vous écrire. En fait, pour être honnête, je ne ressentais pas de besoin pressant de communiquer avec Vous au travers de ces lettres virtuelles. Aujourd'hui, je dois Vous parler, et comme nous ne pourrons nous voir que dans quelques semaines...

Je suis passé chez l'assistante sociale qui doit faire enquête concernant les demandes de votre maman. Et ce qu'elle m'a dit est assez terrible, si horrible à entendre...

Selon la séance qu'elle a eu avec vous, il semble que Vous désiriez ne plus me voir, ou ne pas me voir ailleurs qu'au centre d'accueil. Morgane tu as dit :"pour mon bien, je crois qu'il vaut mieux que je ne vois plus papa, même si je suis triste après". Hélène : "j'ai peur d'aller voir papa en dehors du centre d'accueil car il va me "voler"", David, toi, tu rigoles...

Alors que puis-je Vous dire, les Étoiles, Vous mes enfants, chair de ma chair et êtres précieux de ma vie ? Que puis-je dire face à cette belle manipulation de la vérité ? Car, rien de ce que j'aurais pu soi-disant vous faire, vous dire, rien dans mes actes ou dans mes paroles ne justifie chez vous cette décision. Je pense que Vous devez être las de la "guerre" stupide que se livre Votre papa et Votre maman, je pense que Vous pressentez que le calme ne viendra que d'une coupure nécessaire avec la source de Vos souffrances. Je le comprends même si cela me fait souffrir infiniment.

J'espère qu'un jour Vous lirez ce message, car je vais essayer, sans trop m'en prendre à Votre maman, d'expliquer ce que je ressens.

Vous avez peur que je vous "vole". Drôle de terme en fin de compte pour désigner un enlèvement que je pourrais réaliser afin de Vous séparer de Votre maman. Arrêtons avec les délires de sectes et autres conneries qui ne peuvent exister que dans l'esprit torturé d'une ex-femme trompée, trompée ouvertement et à plusieurs reprises. Plutôt que de s'avouer battue sur le terrain de l'amour, Votre maman préfère imaginer je ne sais quel complot qui m'aurait éloigné d'elle et qui aurait fait de moi je ne sais quel montre ignoble et dangereux pour Vous. Alors, de deux choses l'une, ou bien elle croit à ses propres bêtises - et c'est grave à son âge de se monter de tels films - ou bien elle ment ouvertement afin de se venger de moi au travers de Vous. Et dans ce dernier cas, qui retient toute ma faveur, elle prouve son ignominie. Qu'elle ne veuille se séparer de Vous pendant les WE, comme elle l'a dit à Votre tante, je peux le comprendre, mais qu'elle cherche à Vous éloigner définitivement de moi pour se venger et pour me faire souffrir c'est de la bassesse ultime ! Dois-je payer le prix de mon infidélité par Votre perte ? Qui est cette femme, qui est Votre mère et devrait penser à Votre bonheur avant tout, qui est cette femme qui fait passer son amertume et son désir de m'annihiler avant Vous ? J'ai toujours cherché à ne pas l'attaquer de front mais là, elle vient de passer les bornes.

Que de mensonges vous met-elle dans la tête ? Je vous mentirais. Allons bon, j'aurais menti en disant ne vivre avec personne alors qu'une femme habitait chez moi. Que son ennui la pousse à demander à sa soeur, flic de quartier, d'espionner les registres de police afin de découvrir ce que je fais ou pas de ma vie, c'est une chose déjà assez illégale et folle. Mais qu'ensuite elle Vous dise à Vous que je mens parce que je ne Vous dis rien ! Et quand aurais-je pu Vous le dire ? Quand aurais-je eu le temps de trouver un moment de calme pour Vous annoncer la chose ? On me prend de vitesse en violant ma vie privée. Après, il est facile de venir me traiter de menteur par omission. Si j'ai menti à Votre maman, jamais je ne Vous ai menti, jamais.

Alors, Votre maman peut s'amuser avec moi comme elle le veut, cela me laisse froid, mais ici elle Vous touche Vous et le pire c'est qu'elle ne le voit même pas. Aveuglée par son amour propre elle tue le père pour se venger, et elle le tue par le biais de ses propres enfants. Honte sur elle !

Maintenant, il me reste à Vous parler, pas comme ici, car je ne Vous prendrai jamais comme "armes" dans ce conflit entre Votre maman et moi, mais je dois Vous parler pour Vous dire l'Amour que j'ai pour Vous et qui dépasse toutes ces vilainies. Je dois essayer de Vous rassurer, de Vous montrer que je me bats pour ne pas Vous perdre définitivement, je dois profiter des instants que l'on nous accorde au centre d'accueil, profiter de Votre Amour, de Votre présence, car je sais que cela peut être de courte durée. Comme je l'ai fait avec Hélène qui doutait de mon amour pour Elle, je parlerai et j'essayerai du mieux que je peux de Vous rassurer de mon Amour pour Vous. Cet Amour est la seule chose qui compte, c'est la seule chose que je Vous offre lors de nos rencontres au centre. Et je pense que c'est de cela que Vous avez besoin, de cela et non de l'amertume que je peux ressentir face à l'oeuvre de destruction qu'opère Votre maman.

Si je pouvais venir plus souvent Vous voir, si je pouvais obtenir de Vous voir librement le samedi ce serait tellement formidable. C'est la seule chose qui compte à mes yeux, non pour Vous "monter" contre Votre maman, non pour Vous mentir à son sujet, non pour Vous utiliser mais pour être là comme un Papa normal, offrant tout l'Amour dont il peut être capable. Le reste - toutes ces choses que ne sont ni Vous ni l'Amour entre Vous et moi - n'est que fumée, "fumée tout est fumée" nous dit l'Ecclésiaste.

Je Vous aime

Papa

mercredi 21 juin 2006

Jugement ?

Mes Etoiles,

Ce lundi je suis passé devant le juge. Je me demande pourquoi j'y suis allé car le juge, le procureur et l'avocate de votre maman semblaient ne pas avoir de l'accusé - moi - pour décider de me clouer au pilori !

Ah mes Etoiles, mes Vies, il semble que l'on cherche la petite bête pour nous séparer : on examine mes textes, ceux que j'écris afin d'exorciser les souffrances du passé, ces textes satiriques qui n'ont rien à voir avec Vous, on analyse jusqu'au moindre mot pour tenter d'y découvrir l'élément qui permettra que je ne puisse plus Vous voir, on viole ma vie privée pour se servir d'événements qui ne regardent que moi afin de me séparer de Vous. On ment, on me traîne dans la boue, on manipule la vérité, on s'agite dans les coulisses afin de me juger hors tribunal sur mes choix de vie. Choix de vie qui, s'ils peuvent choquer les humeurs bourgeoises de la société, ne Vous concernent en rien. Je suis un occultiste, oui ! Mais jamais je ne voudrais Vous envoyer dans cette voie, ni Vous influencer par mes propres choix. J'écris des textes parfois gênants, violents, rudes et sexuels ? oui, mais je ne Vous les ferai jamais lire, je ne voudrais même pas que Vous connaissiez leur existence et c'est pourquoi je les écris sous un pseudonyme !

Mes Etoiles, un jour Vous lirez tout ce blog - que ce soit directement sur l'internet ou par ce livre que j'écris et qui sera peut-être publié, ou par la simple copie papier que je Vous transmettrai lorsque Vous aurez l'âge d'en comprendre la portée - et ce jour Vous pourrez Vous faire Votre propre avis. Vous déciderez de ce qui est à prendre dans les accusations de votre maman sur moi - et certaines sont indéniablement vraies - et ce que moi j'ai à Vous dire. Votre maman a peur que Vous ne lisiez ces lignes un jour, elle veut se convaincre qu'il ne s'agit que d'un monceau de haine vis-à-vis d'elle. Mais, mes Etoiles, ce blog est la seule trace que je puisse Vous laisser, et que je Vous transmettrai. Ce n'est pas la vérité, ce blog n'est pas un blanchiment de ma conscience, ce blog est une trace de ma vérité, de l'amour que j'ai pour Vous, de ce que je veux Vous transmettre. Alors, on pourra bien m'interdire de le continuer, on pourra bien essayer de le ferme, il me reste mes mains, de l'encre, du papier et un jour Vous lirez, que Votre maman le veuille ou non. Et ce jour, Vous aurez les deux versions d'une même Vérité.

Puisque l'on veut convaincre le monde entier de ma dangerosité, puisque l'on ment sur mes faits et gestes, puisque ces lignes seront lues - sans aucun doute - par la justice, laissez-moi Vous dire la vérité derrière les mensonges.

- Votre maman soutient au juge que je suis entré en hôpital psychiatrique pour me faire désintoxiquer de l'alcool. C'est faux et je peux le prouver, j'y suis entré pour dépression, une dépression qui me minait depuis près d'un an, une dépression qui menaçait jusqu'à ma vie. Bien sûr, je ne peux nier avoir eu des problèmes avec l'alcool, dans ma dépression j'ai beaucoup bu, trop même ! Mais même mon psychiatre n'a pas jugé bon de me traiter pour ce problème que j'ai géré seul. Aujourd'hui, je n'avale même plus une goutte d'alcool !

- Votre maman m'accuse de faire partie d'une secte, secte dénomée Ordo Templi Orientis. Cette secte selon elle pratiquerait des viols collectifs d'enfants !!! Rien de moins. J'ai fait partie de l'OTO, si on peut dire que recevoir un papier de leur part fait de quelqu'un un de ses membres. J'ai connu des membres de l'OTO. Mais, je n'ai jamais participé à leurs cérémonies, je n'ai jamais cotisé, ni envoyé d'argent. J'ai même rapidement rompu les liens avec l'OTO. Il est resté de cette très courte période des liens avec des personnes qui, aujourd'hui, ont quitté l'OTO. Mais voyez-Vous mes Âmes, je suis un ésotériste, un occultiste, je suis attiré par la spiritualité dans ma recherche à connaître mieux l'être humain en général et moi-même en particulier. Alors, suis-je sectaire par mes lecture ? Suis-je sectaire par la lecture de la Bible, de la Torah, du Coran, des écrits bouddhistes, hindouistes, et autres ? Suis-je sectaire par ma passion des curiosités occultes et de mes recherches dans les domaines de la Kabbale, de la Magie, de l'Alchimie ? Je ne sais, mais alors, si je suis sectaire, pourquoi avoir demandé avec Votre maman à ce que Vous soyez parrainés par la Maison de la Laïcité, dans un refus total de Vous soumettre à des dogmes religieux dès Votre naissance ? Cela est tu cela est passé sous silence bien sûr. Il faut que l'on démontre que Votre Papa est uniquement un fou sectaire et non une personne ouverte sur la spiritualité, sur la connaissance, sur la philosophie, que Votre Papa est un libre-penseur. Dans ces recherches spirituelles, je suis entré en Franc-Maçonnerie, école initiatique dans laquelle on apprend la tolérance et l'écoute des autres traditions, mais cela aussi est passé sous silence car cela ferait de moi une personne autre que ce sectaire que l'on veut séparer de ses enfants. Le mensonge conscient de Votre maman a des buts que Vous apprendrez à connaître par Vous-même, dont Vous demanderez les motivations. Mais, si je suis sectaire, pourquoi ai-je décidé avec Votre maman de Vous donner des parrains et marraines franc-maçons ? N'aurais-je pas essayé de faire intervenir ma "secte" dès le début ? N'aurais-je pas coupé les liens avec la franc-maçonnerie afin de vivre uniquement avec "ma secte" ? Il semble que cela aussi ne soit pas important pour la justice. Et j'aimerais aussi, moi-même, comprendre pourquoi la franc-maçonnerie intervient, contre moi, dans cette affaire ! Lui a-t-on fait peur en lui faisant croire qu'elle Vous protégerait si l'on Vous séparait de moi ?

- on m'accuse d'avoir agressé une personne avec "armes et munitions" ! Cela ferait de moi un criminel que l'on pourrait séparer aisément de ses enfants. Je suppose que les liens de votre tante avec le système judiciaire et policier suffisent pour que le moindre écart de conduite de ma part soit rapportés et ensuite amplifiés pour les besoins de la cause. Ainsi, il est vrai que j'ai été, à une période où je buvais trop, ramassé par la police en état d'hébriété sur la voie publique. Cela arrive, cela ne devrait pas mais je ne suis qu'un homme avec ses faiblesses. Mais de là à m'accuser d'une agression avec armes de poing, il y a des limites à la bassesse. Je suppose que l'on essayera de Vous faire croire que je suis un criminel, comme on a essayé de Vous faire croire que j'étais un voleur... Pourquoi essayer de salir ainsi mon image, l'image de Votre Papa ? Cela aidera-t-il à Votre développement psychologique ? J'en doute fort. Et je souffre pour Vous.

- on m'accuse donc aussi d'être un voleur. Votre maman aime à répéter partout que je l'ai volé. Comment aurais-je pu la voler alors qu'elle a toujours été au chômage, que je rapportait plus de 80% des revenus du couple ? Et quand elle a travaillé, elle ne gagnait que quelques centaines d'euros par mois dont elle disposait entièrement. Sa voiture, voiture dont je lui laisse l'usufruit encore à l'heure actuelle, est entièrement payée par moi ! Voyez-Vous mes Etoiles, si j'ai fait dans le passé des dépenses inconsidérées, jamais je ne Vous ai mis en danger financier. Et jamais je n'ai volé le moindre centime à Votre maman ou à sa famille !

- je n'ai pas cherché à Vous voir au centre d'accueil. J'ai tardé à envoyer les documents, je ne peux le nier. En février 2004, je sortais de l'hôpital, je recommençais à travailler, je devais m'installer dans une nouvelle ville, j'étais encore sous les effets des médicaments et dans le désespoir. Mais la demande a été envoyée et semble avoir été perdue. Qui puis-je ? Deux mois plus tard, c'est la demande de Votre maman qui a permis que l'on se retrouve. Mais je pensais que le dossier était plus long à traiter et j'ai le tort unique de ne pas avoir cherché à accélérer les choses.

Voilà mes Âmes ce que je voulais dire. Comme je Vous l'ai promis je vais me battre pour Vous, pour l'image de Votre Papa pour Votre Amour.

Je Vous aime et Vous embrasse

Papa

dimanche 18 juin 2006

Fête des Papas 2006

Mes Anges, mes Etoiles, ce samedi fut encore plus important pour moi que d'habitude. Le jugement doit se faire ce lundi et j'ai si peur que l'on m'interdise de vous revoir ! Je sais que je n'ai rien à me reprocher et que ma conscience est nette concernant les accusations de votre maman. M'accuser de faire partie d'une secte, toute aussi imprécise que la nature du danger qu'elle représenterait pour vous. Comme si moi, votre Papa, pourrait vous mettre en danger directement ou indirectement. Quelle bêtise ! Je Vous aime trop pour cela. Mais, voyez-Vous, il est un adage qui dit "accusez, il en restera bien quelque chose" et le juge risque fort d'écouter la voix de la vengeance de votre maman et me retirer le droit de Vous voir et de Vous aimer comme tout père en a le droit.

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dimanche 21 mai 2006

Mensonges...

Ce samedi, après deux semaines de séparation, ce fut bon de Vous retrouver mes Etoiles. Le temps passe sans doute trop vite car lorsque je Vous je revois après une telle séparation Vous semblez tellement changés. Ne Vous voyant pas tous les jours, je peux me rendre compte combien Vous grandissez, malheureusement loin de moi. Votre vie semble si lointaine de moi à présent, je ne connais que si peu de chose de Vous, juste ce que Vous m'en dites lors de nos rencontres. Et c'est là la plus grande perte, avoir l'horrible impression que bien que Vous soyez mes enfants, j'en sais moins sur Vous que le premier venu. Cela me rend triste, même si j'essaye d'en savoir le plus possible sur Votre vie loin de moi : quels sont Vos amis, Vos jeux préférés, Vos habitudes, Vos peines du moment, ... Toutes ces petites choses que l'on voit à peine dans une vie normale, mais qui me manquent ô combien ! Cela reste délicat toutefois car je ne veux pas que Vous puissiez avoir l'impression d'un interrogatoire désagréable mais plutôt d'une soif de Vous connaître et de ne pas laisser le vide s'installer entre nous. Et je pense que c'est ainsi que Vous l'entendez également.

Comment en arrive-t-on là ? Pourquoi dois-je subir cela alors que je n'ai rien à me reprocher vis-à-vis de Vous. Je ne suis pas le père modèle, mais j'ai toujours essayé de faire mon possible pour Vous et de Vous apporter tout l'amour dont je peux être capable. Penser que Vous êtes l'arme de la vengeance de Votre maman m'est pénible, non pour ma souffrance mais pour Votre propre souffrance, pour les conséquences que cela peut avoir sur Votre vie. Pourquoi devons-nous venir au "centre d'accueil" est la question qui revient sans cesse. Comment Vous répondre, moi qui ne comprends pas comment on en est arrivé à cet exil forcé ? J'aimerais Vous dire que tout est de ma faute, que Votre maman n'y est pour rien, et c'est difficile. Difficile de ne pas rager contre une situation incompréhensible et cruelle qui ne me vise que moi au-delà d'une volonté de me détruire que je ne peux comprendre. Alors, je me tais et j'essaye de Vous expliquer que Papa a été malade, qu'il vit loin et ne peut Vous héberger, mais que Papa va également se battre pour Vous voir en dehors du centre d'accueil le samedi. Je sais que Vous ressentez un mensonge dans cela. Mais qu'y puis-je d'autre sans devoir charger Votre maman, ce qui me répugne au plus haut point. Vous n'êtes pas des soldats ou des armes dans une guerre qui n'existe qu'entre Vos parents et je ferai tout pour Vous l'épargner, devrais-je pour cela ne plus Vous voir...

Mais, ne plus Vous voir serait une blessure encore plus grande pour Vous. Alors oui, je me battrai en évitant d'entrer dans le même jeu que Votre maman. Et si chaque semaine, ou presque, Vous arrivez avec des questions induites par des attaques ou des mensonges de Votre maman contre moi et bien je Vous dirai simplement la vérité, comme je l'ai toujours fait. Bien sûr, j'ai menti à Votre maman, mais à Vous jamais, j'ai trahi Votre maman mais Vous jamais. Alors lorsque j'entends des phrases comme "pourquoi n'es-tu pas venu vendredi dernier. Maman dit que tu mens, maman dit que t'es con, maman dit que tu vas nous kidnapper, maman ..." et bien cela me fait mal, mal pour Vous qui devenez les agents de transmission de la haine et du venin de Votre maman envers moi. Et alors, que puis-je Vous répondre d'autres que si je ne peux venir toutes semaines, c'est parce que je vis loin, que je travaille dans un autre pays et que les déplacements sans voiture sont longs et que je ne peux parfois pas partir plus tôt du travail... Combien il est facile pour Votre maman de me charger ainsi, moi qui suis loin, moi qui ne peux me défendre, moi qui ne Vous prends pas à témoin pour ma défense. Et, de plus en plus, je sens que j'agis correctement car mes réponses sont sincères et honnêtes. Et lorsque je Vous demande si cela Vous fait plaisir que je puisse obtenir de Vous voir en dehors du centre d'accueil, Votre réaction est effrayant : "maman dit que c'est dangereux car tu vas nous prendre et on ne verra plus notre maman". Mon dieu, une horreur pareille issue d'une femme que j'ai aimé pendant 13 années !!! Vous kidnapper ? Et pour Vous emmener où, dans quel but ? Et quel monstre serais-je de Vous séparer de Votre maman. Suis-je un bandit ou un terroriste ? Non. Ces accusations d'enlèvements sont tellement bêtes et méchantes que j'ai des difficultés à Vous expliquer que je ne risque pas de faire cela. D'ailleurs mes explications sont inutiles car lorsque nous en parlons, Vous comprenez vite que cela n'est que mensonges et je vois dans Vos yeux l'espoir de revivre normalement avec Votre papa, comme tous les enfants le mérite sur cette terre.

Mais alors, que devez Vous penser de Votre maman ? Cela me fait peur parfois et j'ai la tentation d'accepter les accusations pour Vous faire moins de mal. N'en veuillez pas à Votre maman, elle a souffert et souffre sans doute encore de notre rupture, même si elle essaye de se convaincre du contraire. Comment autrement comprendre une haine pareille, haine qui reste toujours attachée à un amour qui s'exprime de manière différente. Dans l'alternative, elle se ficherait bien que nous soyons ensembles, que je vive ma vie loin d'elle, que je puisse continuer à être Votre papa autrement qu'un samedi ou un vendredi par semaine.

Cette rupture Vous fait mal également et je le ressens au plus profond de mon être et de mon âme. Vous ne comprenez pas cette séparation ni ce qui a pu la causer, mais Vous savez que je suis Votre papa, que je Vous aime et qu'au-delà de tous les saletés et de tous les ignominies que l'on peut essayer de Vous mettre en tête, je suis Votre papa et que je le resterai.

Et, en juin, lorsque je passerai devant le juge de la jeunesse pour me défendre contre la tentative de Votre maman de me retirer les droits de visites, je Vous promets de me battre pour Vous, pour Nous. Votre maman peut bien utiliser les textes que je publie sur l'internet, mes centres d'intérêts, mes idées et mes humeurs, elle peut bien tenter de m'obliger à retirer Vos photos qui étaient sur ce blog, me menacer de Vous enlever à moi, je me battrai. Je ne suis plus cet homme cassé, soigné pour dépression, seul (grâce à ses mensonges) et abandonné de tous, je ne suis plus l'homme sur-médicamenté qui n'a rien compris de ce que le juge de paix décidais lors du divorce d'avec elle. Je suis sorti de la dépression, je suis gonflé à bloc et je prêt à me battre contre tous pour que la vérité - cette vérité que tous semblent vouloir oublier - éclate : je Vous aime et Vous m'aimez, de cet amour qu'ont les enfants pour leur papa, de cet amour qui doit se construire et se consolider et se cultiver au-delà de la séparation de Vos parents.

Je Vous embrasse et je Vous aime.

Papa.

mardi 9 mai 2006

SOSPapa.be

SOSPapa.be : Voici un site plus spécifiquement belge et qui parle avec raison et coeur de la problématique de la séparation et de l'aliénation parentale. Sobre, mais sans complaisance, vous y trouverez des liens vers des associations qui pourront vous aider dans votre situation particulière.

Ce site dénonce la ségrégation dont sont victimes les hommes divorcés ou séparés.

Quand un couple se sépare, le père est condamné arbitrairement a ne plus voir ses enfants que 4 jours par mois (1 week end sur 2) tandis que la mère les a 26 jours par mois.

Pourquoi cette inégalité ?

Quand un couple se sépare, l'homme doit entretenir la femme avec qui il ne vit plus.

Pourquoi ?

En Belgique, chaque année, des pères ( 45.624 en 2003 ) divorcés ou séparés sont condamnés, par la "justice" sur base de la présomption d'être des mauvais pères, à ne plus voir leurs enfants de façon équitable.

Quand la démocratie n'est pas respectée, tout le monde ( hommes, femmes, adultes, enfants) est concerné.

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dimanche 7 mai 2006

On pense être seul ? Erreur... Voici les témoignages

Dans ce profond désarroi qu'est la séparation d'avec ses enfants, on pense être seul, on se dit que cela n'arrive pas aux autres, que notre cas est unique. Grave erreur, il suffit de taper dans Google les mots "rapt parental", "aliénation parentale" ou "parents abusifs", pour se rendre compte de la foule de parents - papas et mamans unis dans cette même douleur - qui se retrouve dans une situation identique mais toujours, bien sûr, personnelle et particulière.

Bien que ce Blog soit le journal d'un papa à la recherche de son rôle de père, rôle abusé et volé par un système et un concours de circonstances, il m'appartient aussi d'ouvrir un espace menant vers d'autres personnes qui vivent ces mêmes déchirements.

Il n'y aura aucune publication directe de témoignages - autrement que par les commentaires aux billets - mais j'essayerai de fournir régulièrement des liens vers des sites de témoignages. Par pure solidarité, mais aussi à titre d'avertissement à ceux qui pourraient penser que je me sente unique dans cette situation.

Outre les sites portails comme "SOS Papa" ou "2Parents", le premier site de témoignage que j'épingle ici est "Enfants confisqués, l'arrache coeur". Allez lire, c'est poignant et émouvant.

Papa

samedi 6 mai 2006

Le site 2parents.net

Ce blog est la trace virtuelle de mes épreuves, joies, rires et larmes dans une situation de rupture avec mes enfants. S'il est utile de témoigner au travers de l'écriture de son propre vécu, l'on peut aller plus loin et joindre des informations, des textes, des liens relatifs à des situations particulières mais identiques. Ainsi, j'ai décidé aujourd'hui de lancer une rubrique "Informations" dont ce premier billet sera la première trace.

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lundi 1 mai 2006

Nouveau site pour Vous mes Etoiles

Mes Etoiles,

Cela fait trois semaines que je ne vous ai pas vu. C'est long, terriblement long. Cela fait très longtemps aussi que je n'ai plus écrit ici. Pas par manque de temps ni d'envie, mais lorsque je Vous vois, le besoin de Vous écrire est moins pressant. Quelques gestes, quelaues mots dans la "vraie vie" valent cent pages sur ce blog.

Vous me manquez au-delà des mots et ce petit lieu porte toute sa signification lorsque je ne peux Vous voir.

Je Vous aime

Papa

samedi 5 novembre 2005

A Vous mes Etoiles - 05 Novembre 2005

Ce samedi fut un des plus merveilleux, ces quelques instants m'ont émerveillé l'âme et le coeur. Bien sûr des questions, car Vous ne pouvez ignorer ce qui se passe entre Votre maman et moi. J'ai essayé d'expliquer le plus simplement du monde pourquoi j'avais créé ce blog, pourquoi j'y publiais Vos photos. A la question que je Vous ai posée : "Voulez-Vous que je conserve les photos de Vous sur le blog ?", Vous avez répondu "Papa, enlève-les, tu nous mets en danger". Votre volonté est sacrée et les photos ont, à présent, disparu de ce site. L'important pour moi c'est ce que Vous désirez et non ce que je désire. Et, même si le danger est très infime, puisque votre nom de famille n'apparaît nulle par, ni Votre adresse, je pense que c'est mieux effectivement. Votre image est de toute manière enclose en mon coeur pour l'éternité.

Je Vous aime mes Etoiles et je Vous embrasse.

Papa

mercredi 2 novembre 2005

L'(in)justice frappera-t-elle encore ?

Il fallait s'y attendre, je le sentais depuis quelques temps, l'affaire était trop belle... Mon ex-femme me fait convoquer par le Tribunal de la Jeunesse afin que me soient retirés mes droits d'hébergement secondaire !

Raisons ? Primo je manipule les enfants durant les deux petites heures qui me sont octroyées, et cela devant le nez et à la barbe de trois assistants sociaux présents dans la même pièce. Secundo, j'ose publier les photos de mes enfants sur MON SITE SECTAIRE, c'est-à-dire sur EtoilesPerdues hébergé sur Ouvaton.org. On peut supposer que les lettres d'un père à ses enfants et que son plaisir à y publier leurs dessins et photos est une attitude sectaire dangereuse qu'il faut châtier rapidement en ôtant tout droit de visite ! Que les enfants en souffrent, peu importe puisque la vengence d'une ex-épouse peut aller où elle l'entend et frapper aveuglément...

Retirer les photos serait accepter de reconnaître que ce site dédié à mes EtoilesPerdues est la vitrine d'une secte, ce serait admettre que je nuis à mes enfants indirectement en les mettant en danger d'une quelconque façon, ce serait abdiquer le bonheur que ces photos m'apportent.

Une astreinte de 250€ par jour... Est-ce là le prix de la lâcheté ! Ce site est une Oeuvre que je dédie à mes Etoiles, et ces accusations ne font que sâlir cela...

Papa

dimanche 18 septembre 2005

Couleurs dans ma Vie

Mes Etoiles,

Ce vendredi fut trop court, le retard du train nous aura volé de précieux instants.

Vous semblez si bien en ce moment. Heureux, pleins de vie, et cela me fait du bien de voir ainsi. Je suis content de voir que Vous passez le cap de la séparation, même si celle-ci reste encore une douleur.

Vous m'avez donné une mission, je vais donc la remplir. Vos dessins sont scannés, copiés et publiés et la semaine prochaine je Vous apporterai les copies à distribuer à Vos copains et copines.

On m'a demandé pourquoi je Vous écrivais, pourquoi je publiais ces lettres alors que Vous ne pouvez les lire. La réponse est simple et innocente. Dans l'impossibilité d'expliquer aujourd'hui tout ce que je voudrais Vous dire, je passe par l'écriture dans l'espoir qu'un jour Vous lisiez ces quelques pages. Je laisserai sans doute peu de choses derrière moi, et je pense qu'il est important que cela au moins subsiste pour Vous.

Je Vous aime et je Vous embrasse mes Etoiles Retrouvées.

Papa.

vendredi 19 août 2005

Repartir pour un tour...

Vendredi, 19 août 2005

Mes Etoiles,

C'est reparti, les coups de la vie, les ressacs des mauvais jours frappent mon âme & je me sens à nouveau plonger dans un désespoir dans issue. Les cicatrices du passé sont douloureuses, chaudes & leur torture me rappelle d'où je viens... Mais je suis fort, je suis arrivé jusqu'ici pour continuer et non pour en finir facilement, et je suis fort car Vous êtes là mes Etoiles, Vous qui restez les phares de mon existence, l'essence de mon combat, Vous qui de là où Vous êtes me permettez de vivre. Alors, je prends mon courage à deux mains, je me bats – aidé par des ami(e)s – et je finirai par vaincre cette ténèbre qui sans cesse me réclame.

Demain est le jour des retrouvailles, demain est jour de fête & je serai frais, calme, détendu pour Vous. Je parviendrai à rire & à m'amuser pour Vous car je Vous aime au delà des mots & des formules trop mal vieillies. Je Vous aime & désespère de Vous.

Vous êtes ma force & je voudrais être Votre force, Vous êtes l'amour incarné dans la destruction de ma vie, je voudrais être Votre joie dans une vie de perfection, Vous êtes l'espoir de la jeunesse, je voudrais être le reposoir de la sage vieillesse...

Je Vous aime mes Etoiles Retrouvées !

Papa

Fête des Pères 2005 :-)

C

C

C

Larmes...

samedi, 13 août 2005

Mes Etoiles,

Ce samedi est passé trop vite... Deux heures c'est si court pour dire tout ce que l'on veut dire, à peine arrivé on doit déjà se quitter, il reste tant à dire, à faire...

Mon coeur est serré ces derniers temps par votre silence. Je vois bien que mes questions, anodines & ne portant jamais sur votre maman ou sur sa vie, vous bloquent comme si l'on vous avait dit de ne pas parler. Peut-être suis-je parano de penser cela, mais dès que je pose une question sur ce que vous avez fait de votre semaine, sur vos copains et copines, bref sur votre vie sans moi, je vous vois vous fermer, vous baisset les yeux, génés, mal à l'aise, et vous éludez la question comme vous pouvez. Je respecte cela même si chaque fois c'est un coup de couteau dans mon âme & dans mon coeur. Pourquoi ce silence, pourquoi ce sentiment que l'on vous interdit de me parler de votre vie ? On m'a déjà tout pris, les moments que vivent tous les pères & leurs enfants, vos soucis comme vos bonheurs, on m'a ôté le droit de vous voir librement, de me promener avec vous sous le soleil & la pluie, de jouer, de rire, on m'a ôté le droit de vous aider dans vos études, de donner mon avis sur votre avenir. On m'a repoussé en dehors de votre comme un étranger et je ne doute que l'homme qui est à présent avec votre maman a plus de chance que moi. On m'interdit d'avoir un juste droit de regard sur vos maladies, vos malheurs, vos bonheurs, vos succès ou vos échecs. On m'ôte le pouvoir d'être un soutien, un mouchoir, bref d'être un père. Car, il est simple de se dire père, mais c'est dans les actes que l'on retrouve le sens de ce mot, or de ces actes aucun ne m'est autorisé par votre mère. Je ne suis plus que le fantôme de votre papa que l'on voit passer rapidement deux heures par semaine. Que l'on vous change d'école sans rien me dire, que l'on vous fasse hospitaliser, je ne suis jamais tenu au courant. Ah, la rage qui me prend en écrivant cela. Mais qu'y puis-je ? La force je l'ai, l'envie je l'ai, mais je sais également que c'est sans issue. Même un nouveau jugement ne me rendre jamais ce que l'on m'a volé. La triste vengeance que voilà, quel prix à payer pour avoir osé quitter votre maman ! Puisque je ne veux plus d'elle, elle me retire à vous, elle m'exile & tente par tous les moyens de me pousser au suicide, de briser ma vie, elle me harcelle afin que j'abandonne la partie. Afin que je vous abandonne. Mais elle ne sait pas que c'est sans espoir, car au-delà du mot « papa », je suis votre obligé, j'ai désiré votre naissance et je suis librement responsable de votre vie. Oh, non pour la diriger mais pour être là en cas de coups dur ou, je l'espère aussi, durant les moments de joie ! Mais ce silence, mon dieu qu'il est cruel & qu'il fait mal ! C'est comme si Vous étiez plus loin de semaine en semaine... Comme si je Vous perdais à nouveau.

Ainsi, je ne puis rien, je ne peux rien savoir de vos vie & mes questions – que je ne poserai plus à présent – resteront toujours sans réponse. Je ferai mon deuil de ces instants à jamais volés. J'imaginerai donc, je vous imaginerai jouant, riant, pleurant, courant, ... Bref, j'imaginerai votre vie sans moi, c'est tout ce qui me reste. C'est dur, c'est terrible, mais cela réchauffe mon âme.

Comme si cela ne suffisait pas, je viens de découvrir par hasard – car on ne peut demander à un enfant de se taire sur tout – que votre maman jettait les jouets ou les livres que je vous achète. Ainsi, même cela est trop pour elle. Quelle haine doit-elle me vouer pour agir ainsi ? Morgane, tu m'as avoué que le livre que je t'avais acheté pour t'aider à faire des exercices, ta mère l'avait jeté. Et en partant, ces petis jouets que je vous avais pris ce samedi, vous avez insisté pour que je les emporte avec moi. Vous avez alors dit que vous aviez peur que maman de les jette... Est-ce vrai ? Je n'ose imaginer que cela soit vrai malgré tout. Mais pourquoi mentiriez-vous ? On me dit que je devrais en parler aux asistants sociaux, mais je sais que cela ne servira à rien. Si c'est vrai, c'est domme pour vous, et mon impuissance me fait si mal, mais c'est encore pire pour vous, car comment pouvez-vous comprendre de tels actes ?

Et ce samedi, en partant, quelle douleur ! J'ai cru que j'allais mourir tant la souffrance était forte et puissante. David, mon Etoile, lorsque je t'ai dit que je devais partir, ces larmes, ce visages qui se décompose par la douleur & par la tristesse ! Flèche en mon coeur ! Flèche en mon âme ! Petite mort avant l'heure ! La pièce semblait se décomposer, tout tournait & vibrait étrangement, le souffle court, le coeur comme explosé sous le coup... L'impuissance ! Ah l'ignoble sentiment d'impuissance face à ta tristesse ! Et Tes yeux qui s'emplissaient de larmes comme jamais je ne l'avais vu chez Toi avant... Elles coulaient sur moi comme de l'acide puissant. J'ai fait ce que j'ai pu, je t'ai serré dans mes bras, je t'ai parlé, je t'ai dit l'Amour & la Joie. Je n'avais jamais eu à te consoler de cette manière, d'une douleur qui semblait si forte en Toi... J'ai alors eu le sentiment, en voyant Ton petit visage s'illuminer à nouveau, d'être Papa ! Et ce Papa, mes Etoiles, sera toujours là pour Vous, il survivra à tout ce que la vie lui apportera de plus vil & de plus ignoble afin de se tenir debout pour Vous.

Je Vous aime & je Vous embrasse mes Etoiles,

Papa

Ressacs de la Douleur en mon âme.

mardi 9 Aout 2005

Mes Etoiles, je regarde Vos photos avec un plaisir & un amour sans bornes. Mais ces sentiments sont étrangement recouverts par une vague de désespoir... Mais ce désespoir est une force infinie qui m'aide à continuer. Ce samedi, après un long mois de séparation, nous avons pu nous retrouver. Quel bonheur insondable & frais ce fut ! Trop fatigué par le retour nocturne de Vos vacances, Vous aviez besoin de calme & il fut si bon que Vous veniez Vous coller, tous les trois ensembles, afin de retrouver un peu de la chaleur de papa. J'en ai eu les larmes aux yeux car je sais combien ces moments sont brefs et fugitifs, surtout avec ce presentiment que je pourrais ne plus Vous voir. Mauvaise impression, sotte sans doute mais tenace. Et moi de penser alors à ce qui nous a amené là...

Il se peut que je sois fautif au regard de mes devoirs de père, & ma conscience me jugera, cependant, je sens intimement par Votre Lumière que les choix que j'ai fait sont les bons. Aurais-je pu continuer à Vous faire subir les disputes entre Votre maman & moi, aurais-je pu continuer à me mentir, à Vous mentir ? Non. Il Vous appartient de vivre, d'avancer sur ce long chemin difficile, je Vous aiderai, je soignerai Vos blessures, je damnerai ceux qui Vous font du mal. Même si je suis loin par l'espace, je suis là par l'âme et je pense que Vous le savez, que Vous le comprenez.

Il y a ces moments de Votre enfance que jamais je ne connaîtrai : ces petits bonheurs, ces petits malheurs, ces rires & ces larmes. Il y a ces moments o*ù* je serai absent & ne pourrai Vous consoler ou Vous dire mon amour. Jamais je ne l'ai voulu, jamais je n'ai désiré une chose aussi affreuse. J'aimerais ne rien dire, ne pas accuser, mais qui m'empêche de jouer mon role de père ? Certains oseront dire que je Vous ai abandonné, sondez Votre coeur & Vous m'y verrez & Vous saurez alors que c'est faux. Mais que puis-je contre les hommes et leurs lois ? Que puis-je contre la vengeance d'une femme trahie ? Pas grand chose, si ce n'est me battre pour Vous, mes Etoiles ! Je ne suis pas innocent & je ne refuse pas la culpabilité de mes actes, mais ces actes ne concernaient que Votre maman et moi, et maintenant Vous devenez les armes d'une vengeance toute aussi absurde que destructrice. Par peur de Vous affecter je retiens mes coups, je laisse faire Votre maman, au risque de tout perdre moi-même. Je ne le fais pas pour expier une faute, je le fais pour Vous. Je ne le fais pas par facilité, je le fais par nécessité. Et tous ceux qui viennent crier à mes oreilles que je devrais penser plus à Vous, à mes responsabilités, qu'ils crèvent donc étouffés par leur hypocrisie ! Que savent-ils de mes actes, des sentiments animants mon coeur ? Que savent-ils qui ne leur soit dicté par leur propre peur ? Je fais ce que je dois, non parce que c'est la loi, mais parce que c'est naturel. Et si je ne peux faire plus, que l'on me juge, que ces pantins me jugent à la petitesse de leur âme !

Et ceux qui osèrent croire un instant que j'aurais pu, moi Votre père, toucher ne fut-ce qu'un cheveu de Votre tête, que j'aurais pu être un monstre abuseur, qu'ils crèvent aussi, et qu'ils sortent de ma vie pour disparaitre dans les abysses de leur *â*me viciée. Vous mes Etoiles, mais comment Vous adorer autrement que par l'amour pur d'un père, par de chastes baisers, ... ? Et s'entendre dire que j'aurais bien pu le faire, puisque j'ai été violé moi aussi dans mon enfance, qu'est-ce donc là pour une logique putride & ignorante ? Sachant le malheur des corps détruits et des vies gachées, comment pensent-ils que je puisse être cela ?

Et ceux qui pensent que j'ai pu choisir la voie de la facilité en divorcant ? Facile ? Certes pas. Et si j'ai divorcé c'est d'avec Votre mère non d'avec Vous. Du moins c'est ainsi que je le voyais, mais il faut que je paye & donc il faut que je ne puisse Vous voir, et souffrir. C'est oublier que les liens de l'*â*me sont forts et puissants, c'est oublier que l'Amour ne pourra jamais être éteint, même par toutes les eaux du ciel et des océans. Mon Amour pour Vous est éternel & infini. Je Vous ai vu naitre, j'ai entendu Vos premiers cris dans ce monde, je Vous ai tenu dans mes bras, j'ai été le premier à Vous changer, mes larmes de bonheur furent Votre premier bain... Tout cela personne ne pourra jamais l'effacer de ma mémoire, de mon coeur et de mes tripes. Ni les avocats, ni les juges, ni même la hargne de Votre maman ne pourront jamais enterrer cela.

Je Vous aime mes Etoiles.

Papa