Ressacs de la Douleur en mon âme.
Par Papa, vendredi 19 août 2005 à 17:00 :: Les Archives :: #21 :: rss
mardi 9 Aout 2005
Mes Etoiles, je regarde Vos photos avec un plaisir & un amour sans bornes. Mais ces sentiments sont étrangement recouverts par une vague de désespoir... Mais ce désespoir est une force infinie qui m'aide à continuer. Ce samedi, après un long mois de séparation, nous avons pu nous retrouver. Quel bonheur insondable & frais ce fut ! Trop fatigué par le retour nocturne de Vos vacances, Vous aviez besoin de calme & il fut si bon que Vous veniez Vous coller, tous les trois ensembles, afin de retrouver un peu de la chaleur de papa. J'en ai eu les larmes aux yeux car je sais combien ces moments sont brefs et fugitifs, surtout avec ce presentiment que je pourrais ne plus Vous voir. Mauvaise impression, sotte sans doute mais tenace. Et moi de penser alors à ce qui nous a amené là ...
Il se peut que je sois fautif au regard de mes devoirs de père, & ma conscience me jugera, cependant, je sens intimement par Votre Lumière que les choix que j'ai fait sont les bons. Aurais-je pu continuer à Vous faire subir les disputes entre Votre maman & moi, aurais-je pu continuer à me mentir, à Vous mentir ? Non. Il Vous appartient de vivre, d'avancer sur ce long chemin difficile, je Vous aiderai, je soignerai Vos blessures, je damnerai ceux qui Vous font du mal. Même si je suis loin par l'espace, je suis là par l'âme et je pense que Vous le savez, que Vous le comprenez.
Il y a ces moments de Votre enfance que jamais je ne connaîtrai : ces petits bonheurs, ces petits malheurs, ces rires & ces larmes. Il y a ces moments o*ù* je serai absent & ne pourrai Vous consoler ou Vous dire mon amour. Jamais je ne l'ai voulu, jamais je n'ai désiré une chose aussi affreuse. J'aimerais ne rien dire, ne pas accuser, mais qui m'empêche de jouer mon role de père ? Certains oseront dire que je Vous ai abandonné, sondez Votre coeur & Vous m'y verrez & Vous saurez alors que c'est faux. Mais que puis-je contre les hommes et leurs lois ? Que puis-je contre la vengeance d'une femme trahie ? Pas grand chose, si ce n'est me battre pour Vous, mes Etoiles ! Je ne suis pas innocent & je ne refuse pas la culpabilité de mes actes, mais ces actes ne concernaient que Votre maman et moi, et maintenant Vous devenez les armes d'une vengeance toute aussi absurde que destructrice. Par peur de Vous affecter je retiens mes coups, je laisse faire Votre maman, au risque de tout perdre moi-même. Je ne le fais pas pour expier une faute, je le fais pour Vous. Je ne le fais pas par facilité, je le fais par nécessité. Et tous ceux qui viennent crier à mes oreilles que je devrais penser plus à Vous, à mes responsabilités, qu'ils crèvent donc étouffés par leur hypocrisie ! Que savent-ils de mes actes, des sentiments animants mon coeur ? Que savent-ils qui ne leur soit dicté par leur propre peur ? Je fais ce que je dois, non parce que c'est la loi, mais parce que c'est naturel. Et si je ne peux faire plus, que l'on me juge, que ces pantins me jugent à la petitesse de leur âme !
Et ceux qui osèrent croire un instant que j'aurais pu, moi Votre père, toucher ne fut-ce qu'un cheveu de Votre tête, que j'aurais pu être un monstre abuseur, qu'ils crèvent aussi, et qu'ils sortent de ma vie pour disparaitre dans les abysses de leur *â*me viciée. Vous mes Etoiles, mais comment Vous adorer autrement que par l'amour pur d'un père, par de chastes baisers, ... ? Et s'entendre dire que j'aurais bien pu le faire, puisque j'ai été violé moi aussi dans mon enfance, qu'est-ce donc là pour une logique putride & ignorante ? Sachant le malheur des corps détruits et des vies gachées, comment pensent-ils que je puisse être cela ?
Et ceux qui pensent que j'ai pu choisir la voie de la facilité en divorcant ? Facile ? Certes pas. Et si j'ai divorcé c'est d'avec Votre mère non d'avec Vous. Du moins c'est ainsi que je le voyais, mais il faut que je paye & donc il faut que je ne puisse Vous voir, et souffrir. C'est oublier que les liens de l'*â*me sont forts et puissants, c'est oublier que l'Amour ne pourra jamais être éteint, même par toutes les eaux du ciel et des océans. Mon Amour pour Vous est éternel & infini. Je Vous ai vu naitre, j'ai entendu Vos premiers cris dans ce monde, je Vous ai tenu dans mes bras, j'ai été le premier à Vous changer, mes larmes de bonheur furent Votre premier bain... Tout cela personne ne pourra jamais l'effacer de ma mémoire, de mon coeur et de mes tripes. Ni les avocats, ni les juges, ni même la hargne de Votre maman ne pourront jamais enterrer cela.
Je Vous aime mes Etoiles.
Papa



Commentaires
1. Le mercredi 27 décembre 2006 à 19:19, par Caroline
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