vendredi 16 Juillet 2004

Vous écrire me fait du bien. Je ne sais si Vous lirez un jour ces lignes, je l'espère de tout mon coeur afin qui Vous puissiez comprendre ce qui nous est arrivé. C'est important.

Ce lundi, j'ai rendez-vous avec le service Aide Sociale aux Justiciables afin de tenter de voir comment organiser une rencontre humaine entre Vous et moi. J'espère les convaincre que tous ces fantasmes venant de l'amère, me voulant membre d'une secte "sataniste", ne sont que de stupides excuses pour m'éloigner de sa vie et de Vous et que l'on m'autorisera ainsi à vous voir seuls, sans la présence d'un juge social.

Quelle ironie ! J'ai passe tant de temps à combattre les sectes comme de dangereuses dérives humaines, et je me vois accusé de faire partie de l'une d'entre elles. Et pas n'importe quelle sorte de secte non plus, une secte sataniste. Autant jouer sur ces conneries pour influencer un juge effrayé et faire en sorte qu'il me considère comme dangereux. Bien sûr j'ai fait partie de l'Ordo Templi Orientis, j'ai lu, étudié, traduits les textes d'Aleister Crowley et cie. J'aime la saveur de ces oeuvres magickes. Est-ce un crime ? Cela fait-il de moi un sectaire fou, prêt à s'enfermer dans une ferme assiégée par les forces de l'ordre et proclamant l'arrivée de l'Apocalypse ? Non, je ne le pense pas. Je suis un cherchant, et si je vais trop loin dans mes recherches, jamais je n'ai voulu entrer dans quoi que ce soit et y abandonner ma liberté de penser. Et jamais je n'ai voulu Vous impliquer dans ces choses. Avilir ma démarche afin de detruire nos liens c'est si bas...

Je Vous embrasse très fort,

Papa en ce 151e jour de la Terrible Absence.