EtoilesPerdues et Papa

Présentation

Ce Blog "EtoilesPerdues" est le journal d'un Papa pour ses enfants dans une situation de séparation difficile et douloureuse. Dans ce lieu vous retrouvez les espoirs et désespoirs, les rires et les larmes, les joies et les peines d'un Papa qui essaye de laisser une trace de son Amour pour ses Enfants.

vendredi 29 septembre 2006

Fumée tout est fumée...

Mes Étoiles,

Cela fait longtemps que je n'ai pas pris le temps de Vous écrire. En fait, pour être honnête, je ne ressentais pas de besoin pressant de communiquer avec Vous au travers de ces lettres virtuelles. Aujourd'hui, je dois Vous parler, et comme nous ne pourrons nous voir que dans quelques semaines...

Je suis passé chez l'assistante sociale qui doit faire enquête concernant les demandes de votre maman. Et ce qu'elle m'a dit est assez terrible, si horrible à entendre...

Selon la séance qu'elle a eu avec vous, il semble que Vous désiriez ne plus me voir, ou ne pas me voir ailleurs qu'au centre d'accueil. Morgane tu as dit :"pour mon bien, je crois qu'il vaut mieux que je ne vois plus papa, même si je suis triste après". Hélène : "j'ai peur d'aller voir papa en dehors du centre d'accueil car il va me "voler"", David, toi, tu rigoles...

Alors que puis-je Vous dire, les Étoiles, Vous mes enfants, chair de ma chair et êtres précieux de ma vie ? Que puis-je dire face à cette belle manipulation de la vérité ? Car, rien de ce que j'aurais pu soi-disant vous faire, vous dire, rien dans mes actes ou dans mes paroles ne justifie chez vous cette décision. Je pense que Vous devez être las de la "guerre" stupide que se livre Votre papa et Votre maman, je pense que Vous pressentez que le calme ne viendra que d'une coupure nécessaire avec la source de Vos souffrances. Je le comprends même si cela me fait souffrir infiniment.

J'espère qu'un jour Vous lirez ce message, car je vais essayer, sans trop m'en prendre à Votre maman, d'expliquer ce que je ressens.

Vous avez peur que je vous "vole". Drôle de terme en fin de compte pour désigner un enlèvement que je pourrais réaliser afin de Vous séparer de Votre maman. Arrêtons avec les délires de sectes et autres conneries qui ne peuvent exister que dans l'esprit torturé d'une ex-femme trompée, trompée ouvertement et à plusieurs reprises. Plutôt que de s'avouer battue sur le terrain de l'amour, Votre maman préfère imaginer je ne sais quel complot qui m'aurait éloigné d'elle et qui aurait fait de moi je ne sais quel montre ignoble et dangereux pour Vous. Alors, de deux choses l'une, ou bien elle croit à ses propres bêtises - et c'est grave à son âge de se monter de tels films - ou bien elle ment ouvertement afin de se venger de moi au travers de Vous. Et dans ce dernier cas, qui retient toute ma faveur, elle prouve son ignominie. Qu'elle ne veuille se séparer de Vous pendant les WE, comme elle l'a dit à Votre tante, je peux le comprendre, mais qu'elle cherche à Vous éloigner définitivement de moi pour se venger et pour me faire souffrir c'est de la bassesse ultime ! Dois-je payer le prix de mon infidélité par Votre perte ? Qui est cette femme, qui est Votre mère et devrait penser à Votre bonheur avant tout, qui est cette femme qui fait passer son amertume et son désir de m'annihiler avant Vous ? J'ai toujours cherché à ne pas l'attaquer de front mais là, elle vient de passer les bornes.

Que de mensonges vous met-elle dans la tête ? Je vous mentirais. Allons bon, j'aurais menti en disant ne vivre avec personne alors qu'une femme habitait chez moi. Que son ennui la pousse à demander à sa soeur, flic de quartier, d'espionner les registres de police afin de découvrir ce que je fais ou pas de ma vie, c'est une chose déjà assez illégale et folle. Mais qu'ensuite elle Vous dise à Vous que je mens parce que je ne Vous dis rien ! Et quand aurais-je pu Vous le dire ? Quand aurais-je eu le temps de trouver un moment de calme pour Vous annoncer la chose ? On me prend de vitesse en violant ma vie privée. Après, il est facile de venir me traiter de menteur par omission. Si j'ai menti à Votre maman, jamais je ne Vous ai menti, jamais.

Alors, Votre maman peut s'amuser avec moi comme elle le veut, cela me laisse froid, mais ici elle Vous touche Vous et le pire c'est qu'elle ne le voit même pas. Aveuglée par son amour propre elle tue le père pour se venger, et elle le tue par le biais de ses propres enfants. Honte sur elle !

Maintenant, il me reste à Vous parler, pas comme ici, car je ne Vous prendrai jamais comme "armes" dans ce conflit entre Votre maman et moi, mais je dois Vous parler pour Vous dire l'Amour que j'ai pour Vous et qui dépasse toutes ces vilainies. Je dois essayer de Vous rassurer, de Vous montrer que je me bats pour ne pas Vous perdre définitivement, je dois profiter des instants que l'on nous accorde au centre d'accueil, profiter de Votre Amour, de Votre présence, car je sais que cela peut être de courte durée. Comme je l'ai fait avec Hélène qui doutait de mon amour pour Elle, je parlerai et j'essayerai du mieux que je peux de Vous rassurer de mon Amour pour Vous. Cet Amour est la seule chose qui compte, c'est la seule chose que je Vous offre lors de nos rencontres au centre. Et je pense que c'est de cela que Vous avez besoin, de cela et non de l'amertume que je peux ressentir face à l'oeuvre de destruction qu'opère Votre maman.

Si je pouvais venir plus souvent Vous voir, si je pouvais obtenir de Vous voir librement le samedi ce serait tellement formidable. C'est la seule chose qui compte à mes yeux, non pour Vous "monter" contre Votre maman, non pour Vous mentir à son sujet, non pour Vous utiliser mais pour être là comme un Papa normal, offrant tout l'Amour dont il peut être capable. Le reste - toutes ces choses que ne sont ni Vous ni l'Amour entre Vous et moi - n'est que fumée, "fumée tout est fumée" nous dit l'Ecclésiaste.

Je Vous aime

Papa

mercredi 21 juin 2006

Jugement ?

Mes Etoiles,

Ce lundi je suis passé devant le juge. Je me demande pourquoi j'y suis allé car le juge, le procureur et l'avocate de votre maman semblaient ne pas avoir de l'accusé - moi - pour décider de me clouer au pilori !

Ah mes Etoiles, mes Vies, il semble que l'on cherche la petite bête pour nous séparer : on examine mes textes, ceux que j'écris afin d'exorciser les souffrances du passé, ces textes satiriques qui n'ont rien à voir avec Vous, on analyse jusqu'au moindre mot pour tenter d'y découvrir l'élément qui permettra que je ne puisse plus Vous voir, on viole ma vie privée pour se servir d'événements qui ne regardent que moi afin de me séparer de Vous. On ment, on me traîne dans la boue, on manipule la vérité, on s'agite dans les coulisses afin de me juger hors tribunal sur mes choix de vie. Choix de vie qui, s'ils peuvent choquer les humeurs bourgeoises de la société, ne Vous concernent en rien. Je suis un occultiste, oui ! Mais jamais je ne voudrais Vous envoyer dans cette voie, ni Vous influencer par mes propres choix. J'écris des textes parfois gênants, violents, rudes et sexuels ? oui, mais je ne Vous les ferai jamais lire, je ne voudrais même pas que Vous connaissiez leur existence et c'est pourquoi je les écris sous un pseudonyme !

Mes Etoiles, un jour Vous lirez tout ce blog - que ce soit directement sur l'internet ou par ce livre que j'écris et qui sera peut-être publié, ou par la simple copie papier que je Vous transmettrai lorsque Vous aurez l'âge d'en comprendre la portée - et ce jour Vous pourrez Vous faire Votre propre avis. Vous déciderez de ce qui est à prendre dans les accusations de votre maman sur moi - et certaines sont indéniablement vraies - et ce que moi j'ai à Vous dire. Votre maman a peur que Vous ne lisiez ces lignes un jour, elle veut se convaincre qu'il ne s'agit que d'un monceau de haine vis-à-vis d'elle. Mais, mes Etoiles, ce blog est la seule trace que je puisse Vous laisser, et que je Vous transmettrai. Ce n'est pas la vérité, ce blog n'est pas un blanchiment de ma conscience, ce blog est une trace de ma vérité, de l'amour que j'ai pour Vous, de ce que je veux Vous transmettre. Alors, on pourra bien m'interdire de le continuer, on pourra bien essayer de le ferme, il me reste mes mains, de l'encre, du papier et un jour Vous lirez, que Votre maman le veuille ou non. Et ce jour, Vous aurez les deux versions d'une même Vérité.

Puisque l'on veut convaincre le monde entier de ma dangerosité, puisque l'on ment sur mes faits et gestes, puisque ces lignes seront lues - sans aucun doute - par la justice, laissez-moi Vous dire la vérité derrière les mensonges.

- Votre maman soutient au juge que je suis entré en hôpital psychiatrique pour me faire désintoxiquer de l'alcool. C'est faux et je peux le prouver, j'y suis entré pour dépression, une dépression qui me minait depuis près d'un an, une dépression qui menaçait jusqu'à ma vie. Bien sûr, je ne peux nier avoir eu des problèmes avec l'alcool, dans ma dépression j'ai beaucoup bu, trop même ! Mais même mon psychiatre n'a pas jugé bon de me traiter pour ce problème que j'ai géré seul. Aujourd'hui, je n'avale même plus une goutte d'alcool !

- Votre maman m'accuse de faire partie d'une secte, secte dénomée Ordo Templi Orientis. Cette secte selon elle pratiquerait des viols collectifs d'enfants !!! Rien de moins. J'ai fait partie de l'OTO, si on peut dire que recevoir un papier de leur part fait de quelqu'un un de ses membres. J'ai connu des membres de l'OTO. Mais, je n'ai jamais participé à leurs cérémonies, je n'ai jamais cotisé, ni envoyé d'argent. J'ai même rapidement rompu les liens avec l'OTO. Il est resté de cette très courte période des liens avec des personnes qui, aujourd'hui, ont quitté l'OTO. Mais voyez-Vous mes Âmes, je suis un ésotériste, un occultiste, je suis attiré par la spiritualité dans ma recherche à connaître mieux l'être humain en général et moi-même en particulier. Alors, suis-je sectaire par mes lecture ? Suis-je sectaire par la lecture de la Bible, de la Torah, du Coran, des écrits bouddhistes, hindouistes, et autres ? Suis-je sectaire par ma passion des curiosités occultes et de mes recherches dans les domaines de la Kabbale, de la Magie, de l'Alchimie ? Je ne sais, mais alors, si je suis sectaire, pourquoi avoir demandé avec Votre maman à ce que Vous soyez parrainés par la Maison de la Laïcité, dans un refus total de Vous soumettre à des dogmes religieux dès Votre naissance ? Cela est tu cela est passé sous silence bien sûr. Il faut que l'on démontre que Votre Papa est uniquement un fou sectaire et non une personne ouverte sur la spiritualité, sur la connaissance, sur la philosophie, que Votre Papa est un libre-penseur. Dans ces recherches spirituelles, je suis entré en Franc-Maçonnerie, école initiatique dans laquelle on apprend la tolérance et l'écoute des autres traditions, mais cela aussi est passé sous silence car cela ferait de moi une personne autre que ce sectaire que l'on veut séparer de ses enfants. Le mensonge conscient de Votre maman a des buts que Vous apprendrez à connaître par Vous-même, dont Vous demanderez les motivations. Mais, si je suis sectaire, pourquoi ai-je décidé avec Votre maman de Vous donner des parrains et marraines franc-maçons ? N'aurais-je pas essayé de faire intervenir ma "secte" dès le début ? N'aurais-je pas coupé les liens avec la franc-maçonnerie afin de vivre uniquement avec "ma secte" ? Il semble que cela aussi ne soit pas important pour la justice. Et j'aimerais aussi, moi-même, comprendre pourquoi la franc-maçonnerie intervient, contre moi, dans cette affaire ! Lui a-t-on fait peur en lui faisant croire qu'elle Vous protégerait si l'on Vous séparait de moi ?

- on m'accuse d'avoir agressé une personne avec "armes et munitions" ! Cela ferait de moi un criminel que l'on pourrait séparer aisément de ses enfants. Je suppose que les liens de votre tante avec le système judiciaire et policier suffisent pour que le moindre écart de conduite de ma part soit rapportés et ensuite amplifiés pour les besoins de la cause. Ainsi, il est vrai que j'ai été, à une période où je buvais trop, ramassé par la police en état d'hébriété sur la voie publique. Cela arrive, cela ne devrait pas mais je ne suis qu'un homme avec ses faiblesses. Mais de là à m'accuser d'une agression avec armes de poing, il y a des limites à la bassesse. Je suppose que l'on essayera de Vous faire croire que je suis un criminel, comme on a essayé de Vous faire croire que j'étais un voleur... Pourquoi essayer de salir ainsi mon image, l'image de Votre Papa ? Cela aidera-t-il à Votre développement psychologique ? J'en doute fort. Et je souffre pour Vous.

- on m'accuse donc aussi d'être un voleur. Votre maman aime à répéter partout que je l'ai volé. Comment aurais-je pu la voler alors qu'elle a toujours été au chômage, que je rapportait plus de 80% des revenus du couple ? Et quand elle a travaillé, elle ne gagnait que quelques centaines d'euros par mois dont elle disposait entièrement. Sa voiture, voiture dont je lui laisse l'usufruit encore à l'heure actuelle, est entièrement payée par moi ! Voyez-Vous mes Etoiles, si j'ai fait dans le passé des dépenses inconsidérées, jamais je ne Vous ai mis en danger financier. Et jamais je n'ai volé le moindre centime à Votre maman ou à sa famille !

- je n'ai pas cherché à Vous voir au centre d'accueil. J'ai tardé à envoyer les documents, je ne peux le nier. En février 2004, je sortais de l'hôpital, je recommençais à travailler, je devais m'installer dans une nouvelle ville, j'étais encore sous les effets des médicaments et dans le désespoir. Mais la demande a été envoyée et semble avoir été perdue. Qui puis-je ? Deux mois plus tard, c'est la demande de Votre maman qui a permis que l'on se retrouve. Mais je pensais que le dossier était plus long à traiter et j'ai le tort unique de ne pas avoir cherché à accélérer les choses.

Voilà mes Âmes ce que je voulais dire. Comme je Vous l'ai promis je vais me battre pour Vous, pour l'image de Votre Papa pour Votre Amour.

Je Vous aime et Vous embrasse

Papa

dimanche 21 mai 2006

Mensonges...

Ce samedi, après deux semaines de séparation, ce fut bon de Vous retrouver mes Etoiles. Le temps passe sans doute trop vite car lorsque je Vous je revois après une telle séparation Vous semblez tellement changés. Ne Vous voyant pas tous les jours, je peux me rendre compte combien Vous grandissez, malheureusement loin de moi. Votre vie semble si lointaine de moi à présent, je ne connais que si peu de chose de Vous, juste ce que Vous m'en dites lors de nos rencontres. Et c'est là la plus grande perte, avoir l'horrible impression que bien que Vous soyez mes enfants, j'en sais moins sur Vous que le premier venu. Cela me rend triste, même si j'essaye d'en savoir le plus possible sur Votre vie loin de moi : quels sont Vos amis, Vos jeux préférés, Vos habitudes, Vos peines du moment, ... Toutes ces petites choses que l'on voit à peine dans une vie normale, mais qui me manquent ô combien ! Cela reste délicat toutefois car je ne veux pas que Vous puissiez avoir l'impression d'un interrogatoire désagréable mais plutôt d'une soif de Vous connaître et de ne pas laisser le vide s'installer entre nous. Et je pense que c'est ainsi que Vous l'entendez également.

Comment en arrive-t-on là ? Pourquoi dois-je subir cela alors que je n'ai rien à me reprocher vis-à-vis de Vous. Je ne suis pas le père modèle, mais j'ai toujours essayé de faire mon possible pour Vous et de Vous apporter tout l'amour dont je peux être capable. Penser que Vous êtes l'arme de la vengeance de Votre maman m'est pénible, non pour ma souffrance mais pour Votre propre souffrance, pour les conséquences que cela peut avoir sur Votre vie. Pourquoi devons-nous venir au "centre d'accueil" est la question qui revient sans cesse. Comment Vous répondre, moi qui ne comprends pas comment on en est arrivé à cet exil forcé ? J'aimerais Vous dire que tout est de ma faute, que Votre maman n'y est pour rien, et c'est difficile. Difficile de ne pas rager contre une situation incompréhensible et cruelle qui ne me vise que moi au-delà d'une volonté de me détruire que je ne peux comprendre. Alors, je me tais et j'essaye de Vous expliquer que Papa a été malade, qu'il vit loin et ne peut Vous héberger, mais que Papa va également se battre pour Vous voir en dehors du centre d'accueil le samedi. Je sais que Vous ressentez un mensonge dans cela. Mais qu'y puis-je d'autre sans devoir charger Votre maman, ce qui me répugne au plus haut point. Vous n'êtes pas des soldats ou des armes dans une guerre qui n'existe qu'entre Vos parents et je ferai tout pour Vous l'épargner, devrais-je pour cela ne plus Vous voir...

Mais, ne plus Vous voir serait une blessure encore plus grande pour Vous. Alors oui, je me battrai en évitant d'entrer dans le même jeu que Votre maman. Et si chaque semaine, ou presque, Vous arrivez avec des questions induites par des attaques ou des mensonges de Votre maman contre moi et bien je Vous dirai simplement la vérité, comme je l'ai toujours fait. Bien sûr, j'ai menti à Votre maman, mais à Vous jamais, j'ai trahi Votre maman mais Vous jamais. Alors lorsque j'entends des phrases comme "pourquoi n'es-tu pas venu vendredi dernier. Maman dit que tu mens, maman dit que t'es con, maman dit que tu vas nous kidnapper, maman ..." et bien cela me fait mal, mal pour Vous qui devenez les agents de transmission de la haine et du venin de Votre maman envers moi. Et alors, que puis-je Vous répondre d'autres que si je ne peux venir toutes semaines, c'est parce que je vis loin, que je travaille dans un autre pays et que les déplacements sans voiture sont longs et que je ne peux parfois pas partir plus tôt du travail... Combien il est facile pour Votre maman de me charger ainsi, moi qui suis loin, moi qui ne peux me défendre, moi qui ne Vous prends pas à témoin pour ma défense. Et, de plus en plus, je sens que j'agis correctement car mes réponses sont sincères et honnêtes. Et lorsque je Vous demande si cela Vous fait plaisir que je puisse obtenir de Vous voir en dehors du centre d'accueil, Votre réaction est effrayant : "maman dit que c'est dangereux car tu vas nous prendre et on ne verra plus notre maman". Mon dieu, une horreur pareille issue d'une femme que j'ai aimé pendant 13 années !!! Vous kidnapper ? Et pour Vous emmener où, dans quel but ? Et quel monstre serais-je de Vous séparer de Votre maman. Suis-je un bandit ou un terroriste ? Non. Ces accusations d'enlèvements sont tellement bêtes et méchantes que j'ai des difficultés à Vous expliquer que je ne risque pas de faire cela. D'ailleurs mes explications sont inutiles car lorsque nous en parlons, Vous comprenez vite que cela n'est que mensonges et je vois dans Vos yeux l'espoir de revivre normalement avec Votre papa, comme tous les enfants le mérite sur cette terre.

Mais alors, que devez Vous penser de Votre maman ? Cela me fait peur parfois et j'ai la tentation d'accepter les accusations pour Vous faire moins de mal. N'en veuillez pas à Votre maman, elle a souffert et souffre sans doute encore de notre rupture, même si elle essaye de se convaincre du contraire. Comment autrement comprendre une haine pareille, haine qui reste toujours attachée à un amour qui s'exprime de manière différente. Dans l'alternative, elle se ficherait bien que nous soyons ensembles, que je vive ma vie loin d'elle, que je puisse continuer à être Votre papa autrement qu'un samedi ou un vendredi par semaine.

Cette rupture Vous fait mal également et je le ressens au plus profond de mon être et de mon âme. Vous ne comprenez pas cette séparation ni ce qui a pu la causer, mais Vous savez que je suis Votre papa, que je Vous aime et qu'au-delà de tous les saletés et de tous les ignominies que l'on peut essayer de Vous mettre en tête, je suis Votre papa et que je le resterai.

Et, en juin, lorsque je passerai devant le juge de la jeunesse pour me défendre contre la tentative de Votre maman de me retirer les droits de visites, je Vous promets de me battre pour Vous, pour Nous. Votre maman peut bien utiliser les textes que je publie sur l'internet, mes centres d'intérêts, mes idées et mes humeurs, elle peut bien tenter de m'obliger à retirer Vos photos qui étaient sur ce blog, me menacer de Vous enlever à moi, je me battrai. Je ne suis plus cet homme cassé, soigné pour dépression, seul (grâce à ses mensonges) et abandonné de tous, je ne suis plus l'homme sur-médicamenté qui n'a rien compris de ce que le juge de paix décidais lors du divorce d'avec elle. Je suis sorti de la dépression, je suis gonflé à bloc et je prêt à me battre contre tous pour que la vérité - cette vérité que tous semblent vouloir oublier - éclate : je Vous aime et Vous m'aimez, de cet amour qu'ont les enfants pour leur papa, de cet amour qui doit se construire et se consolider et se cultiver au-delà de la séparation de Vos parents.

Je Vous embrasse et je Vous aime.

Papa.