vendredi 29 septembre 2006
Fumée tout est fumée...
Par Papa, vendredi 29 septembre 2006 à 20:15 :: La Lutte
Mes Ătoiles,
Cela fait longtemps que je n'ai pas pris le temps de Vous Ă©crire. En fait, pour ĂȘtre honnĂȘte, je ne ressentais pas de besoin pressant de communiquer avec Vous au travers de ces lettres virtuelles. Aujourd'hui, je dois Vous parler, et comme nous ne pourrons nous voir que dans quelques semaines...
Je suis passĂ© chez l'assistante sociale qui doit faire enquĂȘte concernant les demandes de votre maman. Et ce qu'elle m'a dit est assez terrible, si horrible Ă entendre...
Selon la sĂ©ance qu'elle a eu avec vous, il semble que Vous dĂ©siriez ne plus me voir, ou ne pas me voir ailleurs qu'au centre d'accueil. Morgane tu as dit :"pour mon bien, je crois qu'il vaut mieux que je ne vois plus papa, mĂȘme si je suis triste aprĂšs". HĂ©lĂšne : "j'ai peur d'aller voir papa en dehors du centre d'accueil car il va me "voler"", David, toi, tu rigoles...
Alors que puis-je Vous dire, les Ătoiles, Vous mes enfants, chair de ma chair et ĂȘtres prĂ©cieux de ma vie ? Que puis-je dire face Ă cette belle manipulation de la vĂ©ritĂ© ? Car, rien de ce que j'aurais pu soi-disant vous faire, vous dire, rien dans mes actes ou dans mes paroles ne justifie chez vous cette dĂ©cision. Je pense que Vous devez ĂȘtre las de la "guerre" stupide que se livre Votre papa et Votre maman, je pense que Vous pressentez que le calme ne viendra que d'une coupure nĂ©cessaire avec la source de Vos souffrances. Je le comprends mĂȘme si cela me fait souffrir infiniment.
J'espĂšre qu'un jour Vous lirez ce message, car je vais essayer, sans trop m'en prendre Ă Votre maman, d'expliquer ce que je ressens.
Vous avez peur que je vous "vole". DrĂŽle de terme en fin de compte pour dĂ©signer un enlĂšvement que je pourrais rĂ©aliser afin de Vous sĂ©parer de Votre maman. ArrĂȘtons avec les dĂ©lires de sectes et autres conneries qui ne peuvent exister que dans l'esprit torturĂ© d'une ex-femme trompĂ©e, trompĂ©e ouvertement et Ă plusieurs reprises. PlutĂŽt que de s'avouer battue sur le terrain de l'amour, Votre maman prĂ©fĂšre imaginer je ne sais quel complot qui m'aurait Ă©loignĂ© d'elle et qui aurait fait de moi je ne sais quel montre ignoble et dangereux pour Vous. Alors, de deux choses l'une, ou bien elle croit Ă ses propres bĂȘtises - et c'est grave Ă son Ăąge de se monter de tels films - ou bien elle ment ouvertement afin de se venger de moi au travers de Vous. Et dans ce dernier cas, qui retient toute ma faveur, elle prouve son ignominie. Qu'elle ne veuille se sĂ©parer de Vous pendant les WE, comme elle l'a dit Ă Votre tante, je peux le comprendre, mais qu'elle cherche Ă Vous Ă©loigner dĂ©finitivement de moi pour se venger et pour me faire souffrir c'est de la bassesse ultime ! Dois-je payer le prix de mon infidĂ©litĂ© par Votre perte ? Qui est cette femme, qui est Votre mĂšre et devrait penser Ă Votre bonheur avant tout, qui est cette femme qui fait passer son amertume et son dĂ©sir de m'annihiler avant Vous ? J'ai toujours cherchĂ© Ă ne pas l'attaquer de front mais lĂ , elle vient de passer les bornes.
Que de mensonges vous met-elle dans la tĂȘte ? Je vous mentirais. Allons bon, j'aurais menti en disant ne vivre avec personne alors qu'une femme habitait chez moi. Que son ennui la pousse Ă demander Ă sa soeur, flic de quartier, d'espionner les registres de police afin de dĂ©couvrir ce que je fais ou pas de ma vie, c'est une chose dĂ©jĂ assez illĂ©gale et folle. Mais qu'ensuite elle Vous dise Ă Vous que je mens parce que je ne Vous dis rien ! Et quand aurais-je pu Vous le dire ? Quand aurais-je eu le temps de trouver un moment de calme pour Vous annoncer la chose ? On me prend de vitesse en violant ma vie privĂ©e. AprĂšs, il est facile de venir me traiter de menteur par omission. Si j'ai menti Ă Votre maman, jamais je ne Vous ai menti, jamais.
Alors, Votre maman peut s'amuser avec moi comme elle le veut, cela me laisse froid, mais ici elle Vous touche Vous et le pire c'est qu'elle ne le voit mĂȘme pas. AveuglĂ©e par son amour propre elle tue le pĂšre pour se venger, et elle le tue par le biais de ses propres enfants. Honte sur elle !
Maintenant, il me reste Ă Vous parler, pas comme ici, car je ne Vous prendrai jamais comme "armes" dans ce conflit entre Votre maman et moi, mais je dois Vous parler pour Vous dire l'Amour que j'ai pour Vous et qui dĂ©passe toutes ces vilainies. Je dois essayer de Vous rassurer, de Vous montrer que je me bats pour ne pas Vous perdre dĂ©finitivement, je dois profiter des instants que l'on nous accorde au centre d'accueil, profiter de Votre Amour, de Votre prĂ©sence, car je sais que cela peut ĂȘtre de courte durĂ©e. Comme je l'ai fait avec HĂ©lĂšne qui doutait de mon amour pour Elle, je parlerai et j'essayerai du mieux que je peux de Vous rassurer de mon Amour pour Vous. Cet Amour est la seule chose qui compte, c'est la seule chose que je Vous offre lors de nos rencontres au centre. Et je pense que c'est de cela que Vous avez besoin, de cela et non de l'amertume que je peux ressentir face Ă l'oeuvre de destruction qu'opĂšre Votre maman.
Si je pouvais venir plus souvent Vous voir, si je pouvais obtenir de Vous voir librement le samedi ce serait tellement formidable. C'est la seule chose qui compte Ă mes yeux, non pour Vous "monter" contre Votre maman, non pour Vous mentir Ă son sujet, non pour Vous utiliser mais pour ĂȘtre lĂ comme un Papa normal, offrant tout l'Amour dont il peut ĂȘtre capable. Le reste - toutes ces choses que ne sont ni Vous ni l'Amour entre Vous et moi - n'est que fumĂ©e, "fumĂ©e tout est fumĂ©e" nous dit l'EcclĂ©siaste.
Je Vous aime
Papa