EtoilesPerdues et Papa

Présentation

Ce Blog "EtoilesPerdues" est le journal d'un Papa pour ses enfants dans une situation de séparation difficile et douloureuse. Dans ce lieu vous retrouvez les espoirs et désespoirs, les rires et les larmes, les joies et les peines d'un Papa qui essaye de laisser une trace de son Amour pour ses Enfants.

vendredi 19 août 2005

Larmes...

samedi, 13 août 2005

Mes Etoiles,

Ce samedi est passé trop vite... Deux heures c'est si court pour dire tout ce que l'on veut dire, à peine arrivé on doit déjà se quitter, il reste tant à dire, à faire...

Mon coeur est serré ces derniers temps par votre silence. Je vois bien que mes questions, anodines & ne portant jamais sur votre maman ou sur sa vie, vous bloquent comme si l'on vous avait dit de ne pas parler. Peut-être suis-je parano de penser cela, mais dès que je pose une question sur ce que vous avez fait de votre semaine, sur vos copains et copines, bref sur votre vie sans moi, je vous vois vous fermer, vous baisset les yeux, génés, mal à l'aise, et vous éludez la question comme vous pouvez. Je respecte cela même si chaque fois c'est un coup de couteau dans mon âme & dans mon coeur. Pourquoi ce silence, pourquoi ce sentiment que l'on vous interdit de me parler de votre vie ? On m'a déjà tout pris, les moments que vivent tous les pères & leurs enfants, vos soucis comme vos bonheurs, on m'a ôté le droit de vous voir librement, de me promener avec vous sous le soleil & la pluie, de jouer, de rire, on m'a ôté le droit de vous aider dans vos études, de donner mon avis sur votre avenir. On m'a repoussé en dehors de votre comme un étranger et je ne doute que l'homme qui est à présent avec votre maman a plus de chance que moi. On m'interdit d'avoir un juste droit de regard sur vos maladies, vos malheurs, vos bonheurs, vos succès ou vos échecs. On m'ôte le pouvoir d'être un soutien, un mouchoir, bref d'être un père. Car, il est simple de se dire père, mais c'est dans les actes que l'on retrouve le sens de ce mot, or de ces actes aucun ne m'est autorisé par votre mère. Je ne suis plus que le fantôme de votre papa que l'on voit passer rapidement deux heures par semaine. Que l'on vous change d'école sans rien me dire, que l'on vous fasse hospitaliser, je ne suis jamais tenu au courant. Ah, la rage qui me prend en écrivant cela. Mais qu'y puis-je ? La force je l'ai, l'envie je l'ai, mais je sais également que c'est sans issue. Même un nouveau jugement ne me rendre jamais ce que l'on m'a volé. La triste vengeance que voilà, quel prix à payer pour avoir osé quitter votre maman ! Puisque je ne veux plus d'elle, elle me retire à vous, elle m'exile & tente par tous les moyens de me pousser au suicide, de briser ma vie, elle me harcelle afin que j'abandonne la partie. Afin que je vous abandonne. Mais elle ne sait pas que c'est sans espoir, car au-delà du mot « papa », je suis votre obligé, j'ai désiré votre naissance et je suis librement responsable de votre vie. Oh, non pour la diriger mais pour être là en cas de coups dur ou, je l'espère aussi, durant les moments de joie ! Mais ce silence, mon dieu qu'il est cruel & qu'il fait mal ! C'est comme si Vous étiez plus loin de semaine en semaine... Comme si je Vous perdais à nouveau.

Ainsi, je ne puis rien, je ne peux rien savoir de vos vie & mes questions – que je ne poserai plus à présent – resteront toujours sans réponse. Je ferai mon deuil de ces instants à jamais volés. J'imaginerai donc, je vous imaginerai jouant, riant, pleurant, courant, ... Bref, j'imaginerai votre vie sans moi, c'est tout ce qui me reste. C'est dur, c'est terrible, mais cela réchauffe mon âme.

Comme si cela ne suffisait pas, je viens de découvrir par hasard – car on ne peut demander à un enfant de se taire sur tout – que votre maman jettait les jouets ou les livres que je vous achète. Ainsi, même cela est trop pour elle. Quelle haine doit-elle me vouer pour agir ainsi ? Morgane, tu m'as avoué que le livre que je t'avais acheté pour t'aider à faire des exercices, ta mère l'avait jeté. Et en partant, ces petis jouets que je vous avais pris ce samedi, vous avez insisté pour que je les emporte avec moi. Vous avez alors dit que vous aviez peur que maman de les jette... Est-ce vrai ? Je n'ose imaginer que cela soit vrai malgré tout. Mais pourquoi mentiriez-vous ? On me dit que je devrais en parler aux asistants sociaux, mais je sais que cela ne servira à rien. Si c'est vrai, c'est domme pour vous, et mon impuissance me fait si mal, mais c'est encore pire pour vous, car comment pouvez-vous comprendre de tels actes ?

Et ce samedi, en partant, quelle douleur ! J'ai cru que j'allais mourir tant la souffrance était forte et puissante. David, mon Etoile, lorsque je t'ai dit que je devais partir, ces larmes, ce visages qui se décompose par la douleur & par la tristesse ! Flèche en mon coeur ! Flèche en mon âme ! Petite mort avant l'heure ! La pièce semblait se décomposer, tout tournait & vibrait étrangement, le souffle court, le coeur comme explosé sous le coup... L'impuissance ! Ah l'ignoble sentiment d'impuissance face à ta tristesse ! Et Tes yeux qui s'emplissaient de larmes comme jamais je ne l'avais vu chez Toi avant... Elles coulaient sur moi comme de l'acide puissant. J'ai fait ce que j'ai pu, je t'ai serré dans mes bras, je t'ai parlé, je t'ai dit l'Amour & la Joie. Je n'avais jamais eu à te consoler de cette manière, d'une douleur qui semblait si forte en Toi... J'ai alors eu le sentiment, en voyant Ton petit visage s'illuminer à nouveau, d'être Papa ! Et ce Papa, mes Etoiles, sera toujours là pour Vous, il survivra à tout ce que la vie lui apportera de plus vil & de plus ignoble afin de se tenir debout pour Vous.

Je Vous aime & je Vous embrasse mes Etoiles,

Papa

Ressacs de la Douleur en mon âme.

mardi 9 Aout 2005

Mes Etoiles, je regarde Vos photos avec un plaisir & un amour sans bornes. Mais ces sentiments sont étrangement recouverts par une vague de désespoir... Mais ce désespoir est une force infinie qui m'aide à continuer. Ce samedi, après un long mois de séparation, nous avons pu nous retrouver. Quel bonheur insondable & frais ce fut ! Trop fatigué par le retour nocturne de Vos vacances, Vous aviez besoin de calme & il fut si bon que Vous veniez Vous coller, tous les trois ensembles, afin de retrouver un peu de la chaleur de papa. J'en ai eu les larmes aux yeux car je sais combien ces moments sont brefs et fugitifs, surtout avec ce presentiment que je pourrais ne plus Vous voir. Mauvaise impression, sotte sans doute mais tenace. Et moi de penser alors à ce qui nous a amené là...

Il se peut que je sois fautif au regard de mes devoirs de père, & ma conscience me jugera, cependant, je sens intimement par Votre Lumière que les choix que j'ai fait sont les bons. Aurais-je pu continuer à Vous faire subir les disputes entre Votre maman & moi, aurais-je pu continuer à me mentir, à Vous mentir ? Non. Il Vous appartient de vivre, d'avancer sur ce long chemin difficile, je Vous aiderai, je soignerai Vos blessures, je damnerai ceux qui Vous font du mal. Même si je suis loin par l'espace, je suis là par l'âme et je pense que Vous le savez, que Vous le comprenez.

Il y a ces moments de Votre enfance que jamais je ne connaîtrai : ces petits bonheurs, ces petits malheurs, ces rires & ces larmes. Il y a ces moments o*ù* je serai absent & ne pourrai Vous consoler ou Vous dire mon amour. Jamais je ne l'ai voulu, jamais je n'ai désiré une chose aussi affreuse. J'aimerais ne rien dire, ne pas accuser, mais qui m'empêche de jouer mon role de père ? Certains oseront dire que je Vous ai abandonné, sondez Votre coeur & Vous m'y verrez & Vous saurez alors que c'est faux. Mais que puis-je contre les hommes et leurs lois ? Que puis-je contre la vengeance d'une femme trahie ? Pas grand chose, si ce n'est me battre pour Vous, mes Etoiles ! Je ne suis pas innocent & je ne refuse pas la culpabilité de mes actes, mais ces actes ne concernaient que Votre maman et moi, et maintenant Vous devenez les armes d'une vengeance toute aussi absurde que destructrice. Par peur de Vous affecter je retiens mes coups, je laisse faire Votre maman, au risque de tout perdre moi-même. Je ne le fais pas pour expier une faute, je le fais pour Vous. Je ne le fais pas par facilité, je le fais par nécessité. Et tous ceux qui viennent crier à mes oreilles que je devrais penser plus à Vous, à mes responsabilités, qu'ils crèvent donc étouffés par leur hypocrisie ! Que savent-ils de mes actes, des sentiments animants mon coeur ? Que savent-ils qui ne leur soit dicté par leur propre peur ? Je fais ce que je dois, non parce que c'est la loi, mais parce que c'est naturel. Et si je ne peux faire plus, que l'on me juge, que ces pantins me jugent à la petitesse de leur âme !

Et ceux qui osèrent croire un instant que j'aurais pu, moi Votre père, toucher ne fut-ce qu'un cheveu de Votre tête, que j'aurais pu être un monstre abuseur, qu'ils crèvent aussi, et qu'ils sortent de ma vie pour disparaitre dans les abysses de leur *â*me viciée. Vous mes Etoiles, mais comment Vous adorer autrement que par l'amour pur d'un père, par de chastes baisers, ... ? Et s'entendre dire que j'aurais bien pu le faire, puisque j'ai été violé moi aussi dans mon enfance, qu'est-ce donc là pour une logique putride & ignorante ? Sachant le malheur des corps détruits et des vies gachées, comment pensent-ils que je puisse être cela ?

Et ceux qui pensent que j'ai pu choisir la voie de la facilité en divorcant ? Facile ? Certes pas. Et si j'ai divorcé c'est d'avec Votre mère non d'avec Vous. Du moins c'est ainsi que je le voyais, mais il faut que je paye & donc il faut que je ne puisse Vous voir, et souffrir. C'est oublier que les liens de l'*â*me sont forts et puissants, c'est oublier que l'Amour ne pourra jamais être éteint, même par toutes les eaux du ciel et des océans. Mon Amour pour Vous est éternel & infini. Je Vous ai vu naitre, j'ai entendu Vos premiers cris dans ce monde, je Vous ai tenu dans mes bras, j'ai été le premier à Vous changer, mes larmes de bonheur furent Votre premier bain... Tout cela personne ne pourra jamais l'effacer de ma mémoire, de mon coeur et de mes tripes. Ni les avocats, ni les juges, ni même la hargne de Votre maman ne pourront jamais enterrer cela.

Je Vous aime mes Etoiles.

Papa

Pardon à Toi mon Etoile...

dimanche 29 Mai 2005

Mon Etoile,

La vie est étrange, faite de hasards & de choix aux conséquences souvent insidieuses & imprévisibles. Dans notre égoïsme avoué ou mal dissimulé nous ne pouvons réfléchir à toutes les conséquences de décisions dictées par notre volonté de nous satisfaire avant de penser à ce que pourraient vivre ceux qui sont impactés par ces décisions.

Il y a presque deux ans, nous entamions la procédure de divorce Ta maman & moi. La décision en ce qui me concerne était le fruit de souffrances, de déséquilibres affectifs, de l’alcool, de l’envie de changer de vie, de cette vie que je trouvais alors trop étriquée, trop « normale ». Ta maman te dira peut-être un jour ce qui l’a mené à faire son propre choix… Ah, à nouveau les « si », si j’avais su alors toutes les conséquences de cette décision… Si, si, si… Je pensais que ce divorce serait « normal », que je pourrais continuer à vous voir comme c’est le droit de tout père, fut-il divorcé, de continuer à vous soutenir dans vos combats que la vie vous impose, malgré votre jeune âge à Toi & à Hélène & à David. Je pensais, comme souvent, à tort, que tout irait bien pour moi, pour votre maman, & surtout pour Vous.

Quel con ! Si j’avais su où tout cela mènerait, j’aurais sans doute pris la même décision mais je me serais battu avec plus de force & avec moins de compassion, je ne me serais pas laissé avoir par les avocats & ce système de justice inique. J’aurais alors fait tout mon possible pour conserver nos liens & pour ne pas finir avec 2 heures par semaine généreusement concédées par un juge qui doit avoir du mal à encore se regarder sans un miroir.

Bref, je pensais, tel un imbécile aveuglé par son égoïsme, que tout serait normal. Aujourd’hui, je perds toutes mes illusions & le désastre est terrible pour Vous. A cause de moi Vous avez perdu tout ce que nous avions construit avec Votre maman : cette maison que vous aimiez tant, avec son jardin qui faisait votre bonheur été comme hiver, ce calme & cette assurance que la vie est stable & rassurante, cette famille qui était pour Vous un cocon protecteur & l’assurance de sécurité affective & matérielle, l’avenir enfin que nous avions cherché à rendre le plus sûr & le plus à même de Vous offrir un choix de vie…

Tout cela est parti dans les poubelles de mes désirs égoïstes, dans les égouts de ma folie ! Et je ne peux même pas jouer ce rôle réparateur ou maintenir un semblant d’aide pour vos problèmes scolaires. Je dois accepter les échecs de votre vie comme mes échecs. Vous n’êtes pas responsables, votre maman non plus même si c’est à cause d’elle que ne peux Vous aider. Ce sont des affaires entre adultes, mais Vous êtes les premiers concernés & je ne peux rien expliquer qui soit valable car je ne comprends toujours pas pourquoi l’on cherche à nous séparer, pourquoi mon égoïsme fut le départ du malheur & pourquoi l’égoïsme de Votre maman en est la continuation. L’on dit que les adultes sont sages, mais en réalité nous ne sommes que des gamins vêtus de la raison, & donc nous pouvons être plus destructeurs dans nos actes & nos paroles.

Morgane, je voudrais seulement Te dire, au-delà de cette autocritique un peu facile, que j’ai confiance en Toi, en Tes capacités. Je sais intimement que Tu réussiras malgré tout car Tu es forte & intelligente. J’aurais voulu que Tu puisses continuer sur cette voie scolaire, j’aurais voulu qu’elle ne soit pas un échec qui Te marquera toute Ta vie. Alors, sache que cela n’est rien, que jamais cela ne fera de Toi un être moins valable ou moindre dans mon cÅ“ur, que cela n’est qu’un passage, un des nombreux passages que la vie nous impose. Et moi, pauvre père inconscient, je suis près de Toi en pensée & en amour afin de Te soutenir du mieux de mes moyens. Et s’il faut que je damne mon âme pour Toi, s’il faut que je succombe en enfer, alors je le ferai pour Toi, comme je le ferais pour Ta sÅ“ur ou Ton frère. On ne revient pas sur le passé, on ne peut refaire ce qui a été défait par la folie & ces quelques mots-larmes ici sont l’engagement pour le futur que jamais Ton papa ne Vous laissera tomber ou ne Vous abandonnera !

En écrivant ceci, je suis au bord des larmes, & je me souviens des jours heureux où nous jouions sous le soleil, où la vie était si douce malgré ses travers que rien ne semblait pouvoir nous atteindre dans notre bonheur. Je me souviens avec tristesse de ces jours à jamais perdus & je Vous demande pardon de ce mal que j’ai pu causer.

Je Vous embrasse mes Etoiles.

Papa.

Le Chéri, mon Etoile...

samedi 21 Mai 2005

Ce vendredi fut douloureux & pourtant si tendre. Tes yeux émerveillés devant le petit magasine de Spider-man que j’avais apporté & ensuite cette hargne & ce désir violent de me dire par le verbal & le non verbal, par les yeux, par les mains, par les cris, par les larmes, par tout ce que tu es, me dire combien tu peux m’en vouloir de ne pas comprendre que nous soyons séparés, de ne pas comprendre ce qui arrive dans ta petite vie à peine commencée, de comprendre comment dire avec des mots ce que ton cœur sait.

Des mots durs, de la violence physique, un tremblement de ton être sont les signes que tu souffres & que tu veux toute mon attention, tout mon amour, TOUT avec cet absolutisme des sentiments dont les enfants sont capables. Alors moi, pauvre père ne sachant trop la psychologie & toutes ces « sciences », je te laisse exprimer cela & chacun de tes coups, chacune de tes paroles acérées m’atteignent. Et alors, nous laissons parler les cÅ“urs, je te prends dans mes bras, je t’embrasse, je te serre contre mon cÅ“ur, & toi, alors, tu deviens miel, ton corps se détendant subitement, tu profites de ces quelques instants dans les bras de ton « papa » pour prendre un maximum de ce que je ne peux t’offrir plus souvent. Nous restons là, après cette courte bataille que tu viens de livrer, lessivés, souffrant mais apaisés malgré tout, apaisé de nous retrouver au-delà des mots & des faux-semblants. Nous sommes dans un instant qui semble éternel & pourtant si fugace ! Je sens ton odeur, je sens ta chaleur, je ressens alors le bien que cela te fait d’exprimer physiquement, durement, implacablement, cette souffrance dont je suis & resterai l’un des responsables. Et moi, qui si suis parfois si nul à transmettre ce que je sens & ce que mon cÅ“ur voudrait dire & que les lèvres taisent, je laisse parler mon corps & mon âme, en une silencieuse symphonie de l’amour paternel. Et lorsque nous sommes ainsi, rien ne peut nous atteindre, ni le lieu, ni les circonstances, ni dieu lui-même ! Que me font ces regards « d’hommes » qui ne comprennent pas pourquoi je te laisse exprimer ta violence contre moi ? Qui suis-je pour t’empêcher de dire ta souffrance ?

Comme il est étrange également de voir tes sÅ“urs - si promptes à ne point vouloir partager ce dont elles manquent tout autant que toi - te laisser ainsi & te regarder dans mes bras avec un air satisfait & presque heureux. Tant de sagesse à leur âge !

Tu es le « petit dernier », tu es le « petit bout », tu es le Chéri cependant & moi, pauvre père dépouillé par la justice des hommes de ces moments, je serai ton Spider-man, je laisserai ces policiers me prendre, rien que pour avoir la chance de voir ton visage irradier de bonheur… Tous tes rêves je pourrai les réaliser avec cette force que tu me donnes…

Mon Chéri, David, combien ai-je été bête de point plus donner lorsque nous avions tout l’avenir devant nous ? Que ne donnerais-je pour revenir en arrière ? Mais cela est une autre histoire, éternelle aussi, l’histoire des regret & des « si »…

Je T’aime mon Chéri, Papa Vous aime mes Etoiles « Retrouvées ».

Papa

Une intervention postée sur un site de cris de désespoir...

jeudi 5 Mai 2005

Cela fait déjà quelques temps que j'ai découvert votre site & il m'a touché pour une bonne raison : je vis dans ma vie de tous les jours les douleurs & les affres des combats que les papas doivent mener afin que les liens avec les enfants ne soient broyés par la machinerie judiciaire & par les désirs de vengeance(s) d'une ex-épouse.

Mon histoire serait longue à raconter ici. Lire & partager sa douleur c'est déjà un pas même si l'on sait - enfin si je sais - que mon combat est perdu & mes enfants perdus... Accusé par mon ex-femme d'être dans une secte, j'ai été condamné à devoir visiter mes enfants dans le cadre de l'accueil des ASJ, quoiqu'on en dise une forme de prison sociale. J'ai appris par ma soeur que l'on m'accuserait d'attentats à la pudeur (et peut-être plus ?) sur la personne de mes enfants...

Je vais passer en juin devant le tribunal de première instance en chambre correctionnelle pour "abandon de famille" & "simulation d'insolvabilité", le courage m'abandonne de lutter afin d'être écouté & de ne partager plus que quelques heures par an (2h * 52 semaines = 104 heures) avec mes enfants.

Oui, le pire lorsque l'on meurt de faim s'est de savoir que l'on fini par se contenter de miettes de pain, je me contente donc de miettes d'amour dans la famine de mes enfants...

Merci de m'avoir lu.

Pluie externe, soleil dans le coeur...

dimanche 13 Février 2005

Mes Etoiles,

Ce jour fut sans doute un des plus beaux malgré la pluie et cette humaine bassesse…

Votre Amour, votre Désir d’être avec moi, nos jeux et notre complicité autour de la table, cela faisait bien longtemps que je n’avais pas pu goûter le bonheur.

Vous faites mon Bonheur et ma Joie. Les mots sont pauvres à décrire ce que mon cœur ressent… alors je garde les images de cet après-midi en ma mémoire, et elles me réchauffent comme un brasier solaire absolu.

Je Vous aime mes Etoiles

Papa

Le Souffle

dimanche 16 Janvier 2005

Mes Etoiles, que c’est bon de Vous prendre dans mes bras, ce sont les seuls moments où le Souffle plane ici-bas. Le reste a bien peu d’importance. Le fric, les saletés, les délires maniaco-dépressifs de personnes qui m’en veulent et déversent leurs fiels ici. Non, cela ils ne peuvent le comprendre, ils sont morts avant que d’avoir vécus, pris dans le fantasmes de pratiques incohérentes et stupides, convaincus qu’ils peuvent diriger Vos vies sans en subir les conséquences, de la Justice et de l’Homme.

Le Souffle est tel un acide sucré-salé qui ressource et qui raconte l’Histoire de ce qui EST non de ce qui veut paraître. Avec Vous, avec Elle(s) je SUIS et ils ne sont rien car ils ne comprennent pas qu’ils ne font que paraître sur la scène dont ils ne sont que des figurants de seconde classe.

J’ai discuté avec les assistantes sociales, il semble qu’une issue soit possible. Tout dépendra de la Justice des hommes de nous laisser plus de temps. Déjà, cependant, nous avons plus de temps chaque semaine, c’est lent mais ça avance.

Le tout est que Vous soyez bien dans Vos Cœurs et dans Votre tête. Je Vous rassure comme je peux, je suis là pour Vous et par Vous. Le reste est de bien peu d’importance.

Le Souffle, je l’ai encore senti ce WE, lorsque Toi Daoud, le Chéri Tu es venu dans mes bras et que Tu m’as dit « Papa je t’aime très fort » ! Et Toi Hélène lorsque Tu m’as encore assuré que Ton Papa Te manquait. Vous ne pouvez imaginer la force que cela me donne pour me battre pour Vous. Et Morgane, avec Ton caractère fort, sans cesse Tu demandes à l’assistante sociale pour retourner avec Ton Papa, Tu te blotti dans mes bras, nous restons quelques minutes dans un silence presque total qui n’est rompu que par le son de nos deux cÅ“urs battant à l’unisson.

Voilà ce qui EST et ce qui SUBSISTE, le reste ne sera qu’un mauvais rêve inventé par les hommes, et dont le souvenir se perdra dans le noir d’une nuit profonde.

Je Vous aime et Vous embrasse.

Papa.

Bonne année...

vendredi 31 Décembre 2004

Bonne année mes Etoiles, je ne peux sur mon cœur vous serrer mais par delà l’espace et le temps nous sommes réunis par l’Amour.

Que cette année soit bien plus douce et qu’il y ait moins de malheurs dans vos existences en cette année 2005. Pardon pour vos souffrances. Nul n’est parfait, moi encore moins que d’autres….

Une myrriade de baisers.

Papa qui pense à Vous en ce jour de renouveau.

Extrait d'une lettre...

jeudi 23 Décembre 2004

J’aime mes enfants, ils sont ce que j’ai de plus cher ici bas. J’ai accepté de verser à titre d’urgence une pension alimentaire supérieure à ce qui m’aurait été demandé, j’ai laissé l’usufruit des meubles et de la voiture et j’ai accepté de continuer à payer nos dettes communes afin de ne pas causer de problèmes financiers à mon ex-épouse pendant la procédure de divorce. Je ne nie pas devoir subvenir aux besoins de mes enfants. J’ai eu des torts, je les ai reconnu. Mais, outre ce pénible problème financier, on m’accuse d’être un sectaire dangereux pour la santé mentale de mes enfants, je dois chaque samedi me rendre à Liège en train afin de les voir 1h30. On m’interdit de leur téléphoner pour prendre des nouvelles, on ne me tient même plus au courant de leur santé ! Alors, on peut m’envoyer en prison, me saisir le peu qu’il me reste, retirer mon nom à la chair de ma chair, jeter l’opprobre sur mon honneur, mais jamais on ne pourra retirer l’amour que je lis dans leurs yeux quand nous sommes ensemble. Et c’est cet amour qui m’a donné la force d’entrer en hôpital psychiatrique, de me faire soigner, d’en sortir, et de continuer à me battre pour eux. Vous me direz que ce sont de belles paroles qui ne s’accompagnent pas d’actes (comme d’avoir payé avec exactitude la pension alimentaire), peut-être, mais en mon âme et conscience, je fais ce que je peux avec la force qu’il me reste. Tout cela avec l’espoir d’un jour pouvoir accueillir nos enfants chez moi, pouvoir les redécouvrir pendant plus d’une heure et demi comme c’est le cas actuellement, être un père comme tous les autres. Et être un père comme tous les autres ne signifie pas pour moi d’être le chèque-lotto d’une ex-épouse, c’est pouvoir donner autre chose que simplement de l’argent. C’est pouvoir leur donner l’amour auquel ils ont droit, amour, mot qui est à l’origine de leur naissance.

Si....

jeudi 9 Septembre 2004

Mes Etoiles,

Je ne veux pas décauser l'amère, même si elle me fait autant de mal. Je le mérite d'une certaine manière, mais Vous ne le méritez certainement pas. Par rapport à un texte que l'on m'a fait parvenir...

2.1.1. Les comportements classiques d'un parent aliénant

On observe souvent les mêmes comportements chez le parent aliénant qui sabote la relation entre les enfants et l'autre parent :

1- Refuser de passer les communications téléphoniques aux enfants. c'est chose faite depuis le mois d'avril. Selon elle c'est moi qui vous prend en otages. Moi qui n'ai pu vous voir pendant 10 mois ! Je ne peux vous téléphoner, entendre vos voix et prendre des nouvelles et rester présent dans vos vies malgré l'éloignement. Dans notre situation, le téléphone est certainement indispensable.

3- Présenter le nouveau conjoint aux enfants comme leur nouvelle mère ou leur nouveau père. j'ose espérer qu'elle ne fera jamais chose pareille.

5- Dévaloriser et injurier lautre parent en présence des enfants. Là on est au coeur du problème. Voici ce que vous m'avez dit : "Papa pourquoi tu es un voleur ?", alors que j'ai tout laissé à l'amère, même cette voiture que je continue à payer. "Papa pourquoi tu es méchant avec maman ?", je l'ai sans doute été de l'avoir quitté. "Papa pourquoi tu as cassé notre maison ?", alors que je n'ai jamais porté la main ni sur l'amère, ni sur vous, ni même sur les meubles. "Papa tu es "religieux"", sans doute en référence aux accusations de l'amère sur mon appartenance à une secte. Pourquoi vous faire savoir et mentir de cette manière ?

6- Refuser dinformer l'autre parent au sujet des activités dans lesquelles les enfants sont impliqués (match de sports, représentation théâtrale, activités scolaires...) -- sans contact téléphonique, on me laisse dans le vide quant à vos activités scolaires ou para-scolaires. Je n'ai jamais été mis au courant des problèmes d'élocution de Morgane, ni de la pose d'un appareil dentaire à Hélène... Lorsque je demande à savoir pourquoi on doit faire une prise de sang à Hélène, on me répond à peine.

8- Empêcher l'autre parent d'exercer son droit de visite. -- chose faite depuis le début du divorce. On m'a accusé de faire partie d'une secte, dans l'ambiance du procès Dutroux. Résultat, on m'oblige à Vous voir dans un centre accueil rencontre. Profitant de ma dépression, sachant que j'étais incapable de me défendre, elle a obtenu ce qu'elle veut : ne pas m'accorder de droit de visite (et ce fait est confirmé par d'autres).

9- Oublier de prévenir l'autre parent des rendez-vous importants (dentiste, médecin, psychologue...) -- cela comme du reste. Je ne peux rien savoir Vous concernant, comme si Vous n'étiez plus mes enfants. A peine me concède-t-on le droit de Vous voir un heure par semaine. Miette...

10- Impliquer son entourage (sa mère, son nouveau conjoint...) dans le lavage de cerveau des enfants. --- Et même ma propre soeur, qu'aujourd'hui elle ne veut plus voir. Par conséquent vous ne voyez plus votre tante, qui elle aussi semble, selon l'amère, un voleuse !!! De famille sans doute.

11- Prendre dimportantes décisions concernant les enfants sans consulter lautre parent (choix de la religion, choix de lécole)



12- Changer (ou essayer de changer) leur nom de famille ou leurs prénoms. - en gros, c'est peut-être là qu'elle veut arriver, puisqu'elle cherche à faussement prouver que je ne paie plus de pension alimentaire.

13- Empêcher lautre parent davoir accès aux dossiers scolaire et/ou médical des enfants il semble que l'amère ait même réussi à me bloquer l'accès à l'école. Morgane, tu m'as dit "Papa, tu sais que tu ne peux plus venir nous chercher à l'école ? C'est maman qui l'a dit"...

Ne pensez pas mes Etoiles que ces mots soient l'acide de la rancoeur ou de la vengeance. Je veux garder un journal de ce que nous subissons tous les quatre. Je ne veux pas que Vous jugiez Votre maman, c'est Votre maman et Vous devez l'aimer et la respecter, mais que Vous compreniez que je ne suis pas le monstre qu'elle Vous décrit et que Vous sachiez la souffrance qui est la mienne de ne pouvoir être plus auprès de Vous.

Demain, je serai près de Vous, j'apporterai à manger et nous passerons ainsi un moment rien que pour nous quatre. Le temps passera encore trop vite...

La semaine dernière ce fut si bon de Vous voir, et de voir Vos yeux émerveillés par les petits cadeaux que j'avais apporté. C'est un beau cadeau de Vous voir heureux.

Je Vous aime et Vous embrasse très très fort.

Papa.

La Kabbale de mon Coeur...

dimanche 29 Aout 2004

Mes Etoiles,

Comme ce vendredi fut encore si bon avec Vous. Trop court, comme chaque semaine, mais il ne faut pas désespérer que nous puissions nous voir plus longtemps. A peine arrivé et il faut déjà partir. Je pense que l’on ne nous refusera pas les 3 heures promises et dans le futur, encore éloigné, la possibilité de Vous héberger. Je vais me battre pour nous trouver un endroit où je pourrai Vous loger. Nous en avons discuté Morgane et je t’en ai fait la promesse. J’espère la tenir bien vite.

Combien j’aimerais pouvoir passer un week-end avec Vous, profiter de jeux, de ballades, de rires, prendre le temps de Vous écouter, de m’occuper de Vous… Cela serait bien et juste. Je sais que je n’ai pas toujours été le père attentif que j’aurais du être, mais aujourd’hui – est-ce l’éloignement, la fin de la maladie ? – je veux rattraper le temps perdu.

J’ai profité de mon passage sur Liège pour me faire tatouer Vos Noms sur le bras. Dans un ordre particulier qui recèle une importance pour moi. Hélène, David et Morgane les trois initiales du mot hébreux Ha-Dam, le sang. Car Vous êtes mon Sang et ma chair et dans ma chair Vos Noms sont à présent gravés. Le Sang c’est la Vie, le véhicule de l’âme car Vous êtes mes Ames ! Ames de mes jours, Souffles de mon existence… Ne voyez pas là une « Ã©sotérisation » de mes sentiments, mais puisant dans les archétypes qui me sont chers, je veux vous signifier et me signifier également la portée de Votre existence dans ma pauvre vie. Ha-Dam, mais aussi « hadam » qui est le siège, car Vous êtes le siège, la base de ma vie. Et ces quatre lettres He, Daleth et Mem ont pour valeur numérique cumulée 49, que l’on réduit à 13, et 13 est la valeur du mot Ahavah, Amour, en hébreu. Car je Vous aime mes Etoiles subtiles et essentielles. Le Cantique des cantique dit « pose-moi comme un sceau sur ton bras, comme un sceau sur ton cÅ“ur », Vous êtes déjà le Sceau de mon cÅ“ur palpitant de Vous voir et de Vous aimer, à présent Vous êtes aussi un Sceau sur mon bras. Tatouer Vos Noms n’est pas un rappel mais un besoin des tripes que j’ai ressenti depuis quelques temps. Je sais que ce n’est que de peu d’importance mais ces lettres sont de feu et réchauffent mon âme puisque je ne peux Vous avoir près de moi…

A bientôt mes Poussières d’Univers, je Vous aime.

Papa.

Ce Samedi, Retrouvailles II

dimanche 22 Aout 2004

Mes Etoiles,

Quel bonheur de Vous revoir ce samedi. Trop court malheureusement, 1 heure et demi cela passe si vite surtout avec Vous. Mais soyons content de ce temps qui nous « accordé », souvenons-nous que ce n’est que provisoire et que bientôt nous pourrons nous retrouver comme une famille normale, du moins dans cette situation de divorce.

Vos yeux lorsque je suis entré dans la pièce ! Cela vaut mille poèmes, mille tableaux précieux, mille levés de soleil sur l’océan… Votre bonheur m’a réchauffé l’âme et je sais alors que j’ai pris la bonne décision en acceptant de venir Vous voir là.

Hélène, Tu me demandes de T’expliquer pourquoi j’ai changé de famille, une autre manière de me demander pourquoi je Vous ai abandonné. Mais Vous ai-je abandonné ? Comme je Te l’ai dit, je n’ai pas changé de famille, ma famille c’est Vous, j’ai quitté Votre mère pour des raisons qui n’ont rien à voir avec Vous. Vous êtes et Vous resterez mes enfants, tant que je mériterai d’être appelé « Papa ».

Vous étiez heureux que je n’aie pas oublié Vos jouets. Je sais que ce n’est pas les jouets qui comptaient à Vos yeux mais le fait que moi je ne Vous oublie pas.

David, petit bonhomme, Toi c’est un puzzle de « camion de police » que Tu me demandes de trouver. Cela va être un cheminement initiatique digne des équations kabbalistiques les plus ardues ! Mais je trouverai pour Toi.

Morgane, Tu étais si triste quand je suis parti, même si le fait de savoir que nous devons nous revoir la semaine prochaine Ta rassure. Tu sais que nous pouvons avoir droit à 3 heures et Tu ne comprends pas pourquoi nous n’avons que si peu de temps.

La semaine prochaine je demanderai à Vous parler dans un lieu plus intime, même avec une psychologue, car il y a des choses que je dois Vous dire. Les silences et les « secrets d’adultes » sont parfois tellement destructeurs ! Je sais que Toi Morgane Tu comprendras et que Tu expliqueras à Hélène et à David.

Je Vous aime, à la semaine prochaine…

Papa.

Ce vendredi, RETROUVAILLES !!!

samedi 14 Aout 2004

Mes Etoiles,

Combien cela fut bon et bien de Vous revoir enfin ce vendredi !

Malgré le lieu, malgré le peu de temps qui nous est donné, les moments chauds et sensibles de nos retrouvailles ont réconfortés mon âme et me donnent l’énergie pour me battre pour Vous.

Morgane, toujours aussi sensible et délicate, Tu as perdu deux dents qui ont déjà repoussé. Malgré la douleur de la séparation et la perte de Ton grand-père, Tu as réussi Ton année et Tu seras en seconde l’année prochaine. Si Tu pouvais savoir comme je peux être fier de Toi !!!

Hélène, toujours aussi pile électrique et curieuse. Que de questions posées pour Tes quatre ans ! Je répondrai comme je le peux sans rien Te cacher. Je ne veux pas de ces mauvais secrets entre nous.

David… Ah David, le Chéri, la copie conforme de Papa. Aussi fou et nerveux que je peux l’être. Mais quels changements ! Tu parles aujourd’hui comme un grand. Quand je suis parti Tu ne savais dire que quelques mots, mais maintenant c’est un petit homme que j’ai devant moi et plus un bébé. Je dois m’y faire.

Comme Vous êtes merveilleux dans ce don des Enfants de faire fi du temps qui passe. Au premier regard, aux premiers mots ce vendredi, c’est comme si j’étais parti hier seulement. Malgré les mois qui ont passé, Vous m’avez reconnu, et cela fait du bien de savoir que l’on n’a pas été oublié. Ce blog prend toute sa signification car lorsque le temps sera venu j’espère que Vous lirez ces quelques lignes, traces de moi que je veux vous laisser. Dix mois de séparations c’est énorme. Que de choses n’avons-nous pu vivre ensemble, que de temps à rattraper !

Je Vous aime mes Etoiles, Vous qui aujourd’hui n’êtes plus Perdues mais Brillantes dans le Ciel de mes nuits, repères de ma vie…

Papa.

Ce soir...

dimanche 8 Aout 2004

J’écoute Nothing Else… Rien ne peut compter pour moi que Vous mes Etoiles, toute la crasse humaine jamais ne pourra égaler Votre Lumière.

Les souvenirs des jours passés à jamais morts dans le réel mais toujours aussi vivaces en mon âme et en mon cœur… O que ces souvenirs sont bons et délicieux… Jamais Vie ne pourra être inutile avec Vos Visages éclatants… Jamais Vie n’aura été mieux remplie que par Votre existence même…

Ma force est en Vous, Vous êtes la drogue de mes jours. Jamais ne devez penser que je veux vous abandonner. Je suis faible parfois mais par Vous, par les Roses de ma Vie aussi, je combattrai à jamais pour Vous et la Vie plutôt que la mort.

Le chemin est là devant moi… J’avance, armes en main et cœur gonflé de ce qui me fait et me construit chaque jour.

A dans quelques jours mes Etoiles.

Je Vous aime et je pense à Vous

Papa

Police...

vendredi 6 Aout 2004

Mes Etoiles,

Hier, visite de la police aimablement envoyée par l'amère... Ce n'est pas tant de l'argent qu'elle veut que me voir disparaître définitivement de ce monde.

Mais nous savons, Vous et moi, que l'Amour est plus fort que tout et que pour Vous je me battrai jusqu'à la dernière goutte de mon sang. J'ai pris contact avec un avocat et j'ai décidé de convoquer une séance en Justice de Paix afin de remettre les choses au clair.

Nous allons bientôt nous revoir, c'est la joie qui m'étreint donc le coeur...

En Votre Nom que cela soit !

Papa

Bientôt...

1er août 2004,

Mes Etoiles,

Quelques jours de vacances sous le soleil m’ont rendu l’énergie du combat. Combat que jamais je n’ai abandonné, combat qui sera gagné non pour moi mais pour Vous.

Ce retour est en fanfare. Les Sots et les Imbéciles, Vous savez ces cancrelats qui osent penser qu’ils peuvent être à l’origine de nos malheurs communs, reviennent en force. Ces nouilles infectes qui se glorifient du malheur et des larmes d’une famille osent aujourd’hui revenir pour souiller de leur verve infectieuse mes zones de travail. Oui mes Etoiles, ils se gaussent, drapés dans l’iniquité de leur être, ils essayent leurs armes émoussées sur ma Volonté. Mais rien ne pourra Vous toucher.

Laissons-les dans la boue de leur vie, dans la crasse de leurs agissements et regardons l’avenir avec des yeux émerveillés par les promesses de bonheur qu’il porte en son sein. Invoquant les dieux et les déesses de carton de leurs univers clos et ouroboriques, ils ne peuvent que se perdre à eux-mêmes alors que nous sommes, Vous trois et moi, la Vie dans sa plus éclatante beauté. Vos visages, Vos rires, Vos gestes, Vos âmes subtiles que j’entrevois d’ici, voilà mon monde, et ils ne peuvent y toucher car ils sont trop piètres et déplorables, bloqués qu’ils sont dans leurs fantasmes enfantins de puissance et de pouvoir de pacotilles.

Jamais je ne Vous ai laissé tombé, tout au plus ai-je dû me soigner du mal de ce siècle. Mal né non d’un acte de morpion de l’occulte mais des souffrances de mon enfance. Mais cela, voyez-Vous mes Etoiles, ils ne peuvent le savoir ni le comprendre, ils n’aiment point comme nous ces gens-là, ils ne ressentent point comme nous, ils sont morts avant que d’avoir vécu. Seuls les sots peuvent juger une situation qu’ils ne connaissent que par rumeur. Nous connaissons la vérité, et cela fait de nous des êtres forts et invincibles. Rions donc de leurs vains efforts.

J’ai la confirmation que nous pourrons nous voir dans le monde civil très bientôt. Cela est la réalité, cela est notre destin, cela est la vie, le reste n’est que fumée, jeux d’enfants et délires de fou.

Je Vous aime mes Etoiles.

Papa, en ce jour de Lumière Véritable apportée par une lettre délicieuse.

Soleil...

19 juillet 2004.

Mes Etoiles, je viens de rentrer de l’entretien avec les animateurs de l’ASJ. Les résultats sont assez positifs, le lieu de rencontre est bien, et il reste l’espoir de pouvoir dépasser ce stade bien vite.

La psychologue m’a dit que Vous étiez impatients de revoir Votre papa, cela ne devrait plus tarder.

Je Vous aime,

Papa

Musique des Anges...

Samedi 17 Juillet 2004

J’écoute Nothing else… Vous souviendrez-vous des fois où dans mes bras nous dansions sur cet hymne de moi à Vous…

Je rêvais alors que Vous seriez plus libres que je ne l’ai été dans ma vie. Je ne pouvais me douter que ce chant deviendrait également hymne aux souvenirs et à l’espoir de Vous revoir. Chaque fois que je l’écoute, comme maintenant, je suis au bord des larmes, mais je sais que je suis près de Vous, je danse, je chante, je suis avec Vous au-delà du temps et de l’espace, près de Vous et Vous près de moi.

Et si l’inique destin veut que jamais plus nous ne soyons ensemble, il me restera ces paroles, il me restera Vos doux Visages, ô mes Etoile Précieuses, il me restera la force de Vous savoir Vivants et Existants.

J’exulte dans mes souvenirs et ma Volonté est de Vous revoir. N’ayez pas peur que Votre Père sombre, se perde à lui-même, car Vous êtes ses Etoiles d’Argent et d’Or, et toujours il Vous retrouvera ici ou ailleurs. Jamais il ne lâchera la prise et n’abdiquera dans les bras de la Dame Noire. Que ceux qui osent espérer ma chute et ma déchéance – de l’amère aux cons – sachent que je suis Haï veKayam également, et que rien ne pourra me faire crever car, Votre Père, pour faible qu’il soit, Vous aime de tout son Amour et cela, ô Etoiles Précieuses dont la Lumière guide mes pas, est ma Force et mon Courage pour l’avenir sombre des jours ternes.

Avec tout l’Amour d’un Père, au-delà de Tout,

Papa en ce 152e jour de l’An I de la Terrible Séparation.

Lundi & Confession

vendredi 16 Juillet 2004

Vous écrire me fait du bien. Je ne sais si Vous lirez un jour ces lignes, je l'espère de tout mon coeur afin qui Vous puissiez comprendre ce qui nous est arrivé. C'est important.

Ce lundi, j'ai rendez-vous avec le service Aide Sociale aux Justiciables afin de tenter de voir comment organiser une rencontre humaine entre Vous et moi. J'espère les convaincre que tous ces fantasmes venant de l'amère, me voulant membre d'une secte "sataniste", ne sont que de stupides excuses pour m'éloigner de sa vie et de Vous et que l'on m'autorisera ainsi à vous voir seuls, sans la présence d'un juge social.

Quelle ironie ! J'ai passe tant de temps à combattre les sectes comme de dangereuses dérives humaines, et je me vois accusé de faire partie de l'une d'entre elles. Et pas n'importe quelle sorte de secte non plus, une secte sataniste. Autant jouer sur ces conneries pour influencer un juge effrayé et faire en sorte qu'il me considère comme dangereux. Bien sûr j'ai fait partie de l'Ordo Templi Orientis, j'ai lu, étudié, traduits les textes d'Aleister Crowley et cie. J'aime la saveur de ces oeuvres magickes. Est-ce un crime ? Cela fait-il de moi un sectaire fou, prêt à s'enfermer dans une ferme assiégée par les forces de l'ordre et proclamant l'arrivée de l'Apocalypse ? Non, je ne le pense pas. Je suis un cherchant, et si je vais trop loin dans mes recherches, jamais je n'ai voulu entrer dans quoi que ce soit et y abandonner ma liberté de penser. Et jamais je n'ai voulu Vous impliquer dans ces choses. Avilir ma démarche afin de detruire nos liens c'est si bas...

Je Vous embrasse très fort,

Papa en ce 151e jour de la Terrible Absence.

Souvenirs (1)...

Jeudi 15 Juillet 2004

Mes Etoiles,

On peut tout nous prendre dans une vie, tout voler, tout détruire, sauf les souvenirs et les rêves. Vos souvenirs meublent mes journées, mes désespoirs et mes espoirs, ils brûlent en moi comme autant de Feux Sacrés, et cette chaleur jamais la froide mélancolie de ce monde cynique. J'ai tout perdu, je ne peux pas Vous voir, mais Votre image est gravée pour l'éternité en mon âme, partout où j'irai, Vous serez et personne jamais ne pourra rien y faire. Il se peut que nous ne puissions pas nous voir avant quelques temps et j'espère que Vous aussi avez encore le souvenir de moi et de qui est votre père.

Je me souviens il y a 150 jours la joie de nos trop brèves retrouvailles sur ce trottoir miteux, avec mes affaires éparpillées comme autant de cadavres d'une vie en ruine. Même Toi David Tu m'as reconnu, malgré les kilos en moins, malgré le chapeau, malgré la boucle d'oreille, malgré les mois de séparation.

Je regarde Vos photos sur mon bureau et je me souviens de tout. Je revis le jour de l'annonce de chacune des grossesses : un coup de massue euphorisant pour Morgane, une crainte heureuse pour Hélène, la danse du fou pour David. Les réactions dépendaient de l'époque, ainsi nous vivions un moment de crise au moment de l'annonce de la grossesse pour Hélène. Nous avions l'amère et moi décidé de nous séparer, la crise était dans notre couple, et l'amère pensait avorter. Heureusement, elle ne pouvait le faire. Pour David, notre couple vivait ses derniers temps de bonheur et ce fut une réelle joie.

Je revois les séances d'haptonomie pour Morgane. Cette découverte de la caresse, les premiers contacts avec Toi qui bougeais en harmonie avec ma main. Et avec quelle force Tu pressais Ton petit corps sur la paroi du ventre afin d'être plus encore en contact avec la main. Quel bonheur ! Jamais aucun mot ne pourra jamais retranscrire le bonheur et le plaisir de Te sentir, Etoile précieuse, vouloir déjà affection et tendresse.

Je revois également chaque accouchement. Les moments d'attente, de stress, de douleur, de peur, tous ces moments préludes à Votre arrivée sont dans la mémoire de mon coeur. Morgane, je revois Ta petite tête sortant, bleue, le cordon ombilical autour du cou. Mon coeur s'est arrête alors pendant quelques secondes, silencieusement j'ai prié dieu que cela ne soit pas vrai. Et miracle, Tu vivais, et avec quelle voix l'as-Tu annoncé au monde !

Les premières heures, quel univers parallèle merveilleux Tu m’as alors offert ! Je volais, j’étais un dieu dans le Jardin d’Eden, j’étais tout l’univers car j’étais Ton père et Toi ma fille.

Je suis le premier à T’avoir changer les couches, je suis le premier à T’avoir pris dans les bras, Te souviendrais-Tu de ces moments où pour Te calmer lors des soins je Te tenais les pieds et Te caressais pour Te réchauffer ?

Non, Tu vois Morgane, personne jamais ne pourra me faire oublier qui je suis, ne pourra effacer ces magnifiques moments de ma mémoire, de mon cœur et de mon âme.

Papa en ce 150e jour de l’Horrible Absence.

Lancement du Cri -

Jeudi 15 Juillet 2004

Mes EtoilesPerdues,

Je me souviens d'une chanson d'un groupe aujourd'hui disparu, "Etoile des Neiges", et je repense alors à mes Etoiles, mes Précieuses Etoiles, illuminations de la nuit de mon âme. Ce blog sera le carnet de route du désespoir et de l'espoir, de l'amour qui consumme mon coeur et mon être, des regrets, de l'absence, des souvenirs... Le nom de ce groupe était "Nacht und Nebel", nuit et brouillard, faisant référence à ce programme nazi de destruction de l'humain. Jamais je ne serai "Nach und Nebel", jamais je ne sombrerai dans l'oubli.

Ce blog sera une trace que je n'ai pas rêvé, que mes Etoiles existent, en une autre galaxie certes, mais qu'Elles existent, et que ce cauchemar actuel passera comme tout le reste. Qu'un jour le soleil se lèvera à nouveau sur l'horizon de nos vie.

Aujourd'hui, en ce 150e jour de l'occultation de mes Etoiles, je commence la rédaction de ce journal. 150 jours de ténèbres, 150 nuits de pleurs, 3600 heures de vide... Cela n'est rien en regard d'une vie et c'est tellement pourtant. Depuis 150 jours, il est minuit à l'horloge de mon Coeur. Et, qui me rendra les rires perdus, les regards sensibles et profonds, les moments de complicité et d'affection ? Qui pourra leur rendre à Elles, mes Etoiles émouvantes, ces moments perdus ?

Papa.


***

Il y a deux jours je recevais une lettre de l'avocate de leur mère. Mortifère littérature que voilà, on me convoque donc devant la justice pour abandon de famille, tout cela parce que votre mère n'a pas recu tout l'argent qu'elle veut encore me pomper. Tout cela parce que je refuse avec obstination d'aller vous voir dans cette prison sociale pouacreuse et froide, ce lieu oú l'on envoie les pères indignes, les tueurs d'enfants et briseurs de rêves. Je ne suis pas de cette race, je ne suis pas fautif envers vous, pourquoi devrais-je donc accepter de jouer leur jeu à eux, à ces morves qui salissent tout amour pour combler leurs désirs de vengeance et de satisfaction de l'ego ?

Je ne demande pas grand chose pourtant, quelques instants tous les mois passés seul avec Vous, à nous promener, à chanter, rire, danser, manger des glaces... M'offrira-t-on cela dans la prison sociale ? Non, on veut imposer la présence d'une psychologue car le risque est grand en effet que je n'essaye de Vous convertir à mes "délires religieux" comme ce juge mort l'a dit. Quelle connerie ! L'idée même de me retrouver dans une pièce minuscule, avec cette momie policière accrochée dans un coin à nous observer et à prendre des notes froides et mortes sur nos relations, m'est horrible. C'est au-dessus de mes forces. Et comment pourrais-je Vous imposer cela ?

On Vous dira, soyez-en sûr, que Votre père ne Vous aimait pas, qu'il préférait sa solitude à Votre présence, que ce père est un monstre, qu'il ne mérite pas Votre amour. N'écoutez rien d'autre que Votre Coeur, car, mes Etoiles, c'est là que Vous trouverez toutes les réponses. Il y a-t-il une minute pendant laquelle je ne pense à Vous ? Il y a-t-il un souffle de ma vie qui ne Vous soit dédié ?

Je vais donc me rendre dans ce tribunal, affronter le jugement des gueux, le regard froid de ces bourgeois de l'âme. Je ne Vous ai pas abandonné ! Sauf selon leurs critères séniles induits par une tradition létale, bien-pensante et stérile. Pour Vous je vais me battre, pour Vous je ferais n'importe quoi, pour vous aperçevoir ne fut-ce qu'un instant je défierais le Ciel et les Enfers.


***

Je me souviens de la dernière fois où nous avons pu nous parler au téléphone. C'etait début avril. C'est si loin. Morgane, Tu me demandais alors que je vienne Te voir. C'est impossible, la mère - l'amère ? - ne le veut pas. Si je le pouvais, je prendrais le premier train pour Liège afin de pouvoir Te tenir dans mes bras, respirer le caramel de Ta peau, Te regarder simplement. Hélène pleurait. Trop dur d'en parler, l'acide coule dans mes yeux et me brouille la pensée. David, lui, l'Homme, il parlait comme un grand. Ah, les images associées à ces souvenirs font mal, j'en crève. Les doigts hésitent sur le clavier, les larmes sont là à présent, impossible de retenir ce flot d'amour. Et l'on me dit insensible ! S'ils voyaient les perles qui sertissent mes joues...

Morgane, Tu avais un dessin pour moi. L'auras-Tu gardé ? La seule chose que l'amère - c'est le nom que je lui donne dès à présent - m'a laissé c'est trois photos de Vous et un dessin de Toi. Les débris d'une autre vie. Quelle est cette haine qui pousse l'amère à m'oter jusqu'aux objets qui peuvent me faire rêver de Vous ? Je suis sans doute injuste envers elle. Nul humain ne peut être d'une telle noirceur.

Hélène, as-Tu encore Ta sucette ? Voilà la questions cosmique qui est essentielle à ma vie en ce moment. Que ne donnerais-je à celui qui répondra à cette question... Je Te vois mettre la "titi" pour Saint Nicolas avec un regard triste... Ce regard triste et sensible que Tu as depuis Ta naissance. Arf, voilà encore des larmes... Le coeur se serre, le souffle se fait court... Ca va passer.

David, Monsieur Ktimel - nom mérité par Ta grande consommation d'Actimel - quelle joie de T'entendre parler comme un grand au téléphone, et bien sûr pas sérieux plus de deux secondes, comme Ton père. Je repense souvent à ce mois de septembre 2003 - dernier mois d'unité avec Vous trois - ce mois où nous écoutions sans fin "Frère Jacques" sur mon portable... Je pensais ne plus pouvoir l'entendre cette chanson et c'est vrai, cela serait mortel à tous les coups. Je crois que Tu es celui des Trois avec qui j'ai été dur, pas méchant, mais dur. Et ce mois de septembre nous avait permis de nous comprendre, de nous apprivoiser. Celà ne doit pas tomber dans l'oubli.

Vous me manquez tous les Trois, tellement, si cruellement...

Papa, en ce 150e jour de l'An I de l'Absence Terrible.